‹ Philosophie écossaiseChapitre 57 sur 199 · Plus haut, leçon me, p. m, etc · texte numérisé non relu

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vertueux que la bienveillance seule n'explique pas, de même il est des resolutions vertueuses qui ne sont dictées ni par la sympathie que les autres nous inspirent ni par le désir d'obtenir leuisympathie ; de sorte que les réserves que Smith a faites contre la théorie de son illustre mailre, nous les faisons au même titre contre la sienne, au nom des faits, au nom de l'expérience universelle, au nom de la conscience de chacun de nous et do la conscience du genre humain.

Le temps nous manque pour faire connaitre, avec l'étendue convenable, la manière dont Smith expose et apprécie les diverses opinions philosophiques sur cette seconde question : quelle est la faculté par laquelle l'homme approuve ou blâme le bien et le mal? Bornons-nous aux traits les plus essentiels.

Trois choses nous peuvent être le principe de l'approbation, à savoir: l'intérêt personnel, la raison, le sentiment.

Aux yeux de Smith, l'intérêt personnel, présenté comme le principe et la mesure de l'approbation, est une exagération de cette vérité que nous n'approuvons et ne pouvons approuver que ce avec quoi nous sympathisons, de sorte que le système de l'amour de soi, « système qui a fait tant de bruit dans le monde, mais qui n'a, ce semble, jamais été bien développé, n'est que le système de la sympathie pris dans un sens contraire au sens véritable *. »

Smith admet qu'il y a du vrai dans le système qui fait de la raison le principe de l'approbation. Hobbes avah placé dans la loi la source du bien et du mal, du juste et de l'injuste, a Pour 2 réfuter une doctrine aussi révoltante 3, il était nécessaire de faire voir qu'antécédemment à toute loi et à toute institution positive, l'esprit humain était naturellement doué de la faculté de distinguer dans certaines affections et dans certaines actions ce qu'il y a de louable, de juste, de vertueux, et dans d'autres ce qui s'y

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