‹ Philosophie écossaiseChapitre 69 sur 199 · Ibid., t. I, p. 192, et Appendix, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. I, p. 192, et Appendix, p

2. On trouvera les anlies lettres dans le recueil déjà cité, 1. 1, app. n» ix, Sur les lois du mouvements 19 mai 1780; Sur les lois du mouvement, sur la pression des fluides, 28 janvier 1781; Sur le mouvement accéléré des corps qui tombent, H novembre 1782 ; t. II, app. B" \,Sur le changement de la boue en terre végétale^ et n" VI , Sur la génération des plantes et des animauxt

sonnement métaphysique. On y verra Reid réservant pour la théologie naturelle ou la métaphysique la nîcherche des causes efficientes et des causes finales, et renfermant sévèrement la physique dans l'étude des phénomènes et de leurs lois. Il ne craint pas même de dire qu'il n'appartient pas à la philosophie naturelle d'agiter la question d'un premier moteur, et si le monde est l'œuvre du hasard ou d'une providence. 11 croit par là, et avec raison, entrer dans l'esprit de la philosophie de Newton; ajoutons que c'est là aussi l'esprit de la philosophie de Descartes. Cela est si vrai, que Pascal, dubliant, sur la fin de sa vie, la méthode de la philosophie naturelle qu'il avait si bien pratiquée dans sa jeunesse, reproche avec amertume à Descartes de n'avoir pas fait intervenir Dieu dans son explication du système du monde. Étrange objei;tion adressée à l'auteur des Méditations ' ! Nous pensons avec Reid que chaque science a son domaine, et que les confondre n'est nullement les perfectionner. Mais en même temps que Reid ne veut pas qu'on traite en physique des causes efficientes ou finales, comme métaphysicien il exprime sur le caractère fondamental de l'idée de cause des soupçons admirables qui sont précisément les fondements de la théorie de Leibnilz, que de nos jours notre illustre ami M. Maine de Biran a reprise en sousœuvre et développée avec une psychologie si profonde '-. Reid avoue qu'il ne peut concevoir une cause d'un autre genre que celle qu'il trouve en lui-même et dont le caractère éminent est la volonté et la pensée; il déclare que, s'il n'avait pas conscience de son activité personnelle, il ne pourrait se faire l'idée d'aucune cause, et que c'est de là qu'il faut partir pour s'élever à la vraie conception de la cause première. Cette lettre est une des pièces de métaphysique les plus originales et les plus avancées qui soient sorties

1. Voyez la réponse plus détaillée que nous avons faite à cette incroyable accusation (le Pascal, dans notie écrit Des Pensées de Pascal, et dans les Fragments de philosophie cartésienne^ p. 3C9, etc.

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