‹ Philosophie et religionChapitre 124 sur 128 · Samuel, liv. I chap. xiv, v. î‘j · texte numérisé non relu

Samuel, liv. I chap. xiv, v. î‘j

436 L'IMMORTAI.ITÉ DE L'AME

ment avoué, ne le précipitât dans le polythéisme * ? Je m’étais figuré que le polythéisme péchait plutôt par un excès d’amour pour la nature que par un penchant trop exalté pour les idées spiritualistes. En tout cas, la précaution a été impuissante, puisqu’il a ialluàchaque instant d’autres moyens, c’est-à-dire des châtiments terribles, pour empêcher l’idolâtrie de prévaloir sur le culte de Jéhovah.

Mais la manière dont M. Martin essaye de juger et d’expliquer les faits ne l’empêche pas de les exposer avec une rare conscience. Les croyances religieuses, les systèmes des philosophes, les discussions des théologiens, sont présentés dans son livre avec une égale exactitude, avec un intérêt qui ne vient pas moins de l’auteur que du sujet, avec une clarté irréprochable. Un des morceaux les plus originaux et les plus instructifs est celui qui nous fait connaître les opinions contradictoires soutenues pendant longtemps au sein même de l’Église, ou tout au moins de la chrétienté, sur la nature et les destinées de l’âme. C’étaient, comme M. Martin le démontre si bien, les différents systèmes philosophiques de la Grèce qui ressuscitaient ou plutôt qui continuaient leur empire dans des conditions nouvelles. C’est une excellente page ajoutée à l’histoire générale de la philosophie aussi bien que du dogme de la vie future.

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