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bare où le monothéisme hébreu apparaissait pour la première fois sur la terre. D'ailleurs Maimonide nous fournit la preuve que les arts magiques, dans ces temps reculés, se compliquaient d’une affreuse licence et contribuaient à la dissolution des mœurs.
L’impudicité n’entrait pas moins dans l'idolâtrie elle-même. On sait ce qu’était le culte de Vénus Mylitta ou Astarté. Celui de Baal-Phégor, le Priape du paganisme oriental, offrait encore un spectacle plus immonde, si l’on en juge par la description de Maimonide *. C’est en quelque sorte pour protester contre ces hontes que les prêtres de Jéhovah, en montant à l’autel, devaient offrir l’image de la plus irréprochable pureté dans leur maintien et dans leur costume. L’autel lui-même, construit en terre, sans gradins, ou d’une simple pierre sur laquelle le fer n’avait point passé, était destiné à faire pénétrer par les yeux dans les âmes l’amour d’une vie simple et austère.
Des pratiques de l’idolâtrie et de la magie la corruption des mœurs avait étendu son influence jusque sur les œuvres de l’agriculture. On croit rêver lorsqu’on lit, dans le texte de Maimonide et dans les extraits inédits que nous donne M. Munk de Y Agriculture nabntéenne 1 2 , les scènes de libertinage qui accompagnaient, comme une condition de succès, la greffe des arbres et le mélange d’une espèce avec une autre. On se demande comment l’imagination humaine, dans ces temps que l’on qualifie de primitifs, a pu déjà être pervertie à ce degré, et l’on est bien près d’être per-