‹ Philosophie et religionChapitre 66 sur 128 · I. I/oitique, chap. xix, chap. 17 et 18 du canon hébreu · texte numérisé non relu

I. I/oitique, chap. xix, chap. 17 et 18 du canon hébreu

de celui qui te hait ahattu sous sa charge, garde-toi de l’abandonner à lui-même, mais aide à le relever'. » Il n’y a pas jusqu’au précepte évangélique de tendre la joue aux outrages qui ne se trouve dans ces paroles de Jérémie : « Il est bon pour l'homme de porter le joug dès sa jeunesse... de présenter la joue à celui qui le frappe et de se rassasier d’opprobres 3 . »

On ne pourrait citer aucun autre code, soit de législation, soit de morale, où le respect de la vieillesse, les lois de l’hospitalité, les droits de la faiblesse et de la misère, ceux de la veuve, de l’orphelin, du pauvre, de l’exilé soient recommandés aussi souvent et avec une égale vivacité de langage. Les bêtes elles-mêmes ne sont pas oubliées. Elles prennent part, avec les serviteurs humains, au repos sabbatique. Il n’est pas permis de museler le bœuf pendant qu’il foule le grain. Il est défendu d’atteler ensemble le bœuf et l’Ane, à cause de l’inégalité de leurs forces. Ç’esl beaucoup mieux que la loi Grammont, qui est cependant un progrès considérable dans nos mœurs.

La charité, commandée à tous, nous est présentée dans les livres hébreux comme le ministère particulier de la femme. Mais la charité n’est pas seulement une vertu, elle est pour celle qui l’exerce la plus douce récompense de la vertu et doit être achetée par un travail opiniâtre. De là les traits sous lesquels l’écrivain sacré nous peint la femme forte. Elle travaille « d’une main joyeuse» le lin et la laine, ses doigts manient le fuseau et la quenouille, sa lampe ne s’éteint pas toute la nuit,

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