‹ Philosophie et religionChapitre 75 sur 128 · I. Numéro du 3 février · texte numérisé non relu

I. Numéro du 3 février

LES TRAVAUX BIBLIQUES

plus en plus générale des principes de 1789. Rome, c’est le passé, c’est la foi du moyen âge et des dix-huit siècles écoulés depuis la prédication de l’Évangile; mais ce n’est pas seulement la foi catholique, ce sont les trois grandes croyances qui s’abritent sous le témoignage de l’Écriture, ou, pour parler comme M. Salvador, les trois grandes branches qui sont sorties du tronc du mosaïsme : l’Église chrétienne avec toutes les hérésies et tous les schismes qu’elle a portés dans son sein, la religion de Mahomet avec toutes les sectes qui lui doivent le jour, et le judaïsme tel qu’il s’est développé sous l’empire de la tradition, à la faveur de la Mischna et du Talmud. Jérusalem, enfin, la ville de la paix, la cité de Dieu, la patrie des prophètes, nous représente l’avenir ou l’harmonie future de la politique et de la religion, la foi âctive et toujours jeune qui convient à la société nouvelle, l’union intime des croyances et des lois.

Voici maintenant le problème que contiennent ces trois termes et dont la solution est le seul but du livre. Entre les croyances des peuples et leurs gouvernements, entre l’ordre religieux et l’ordre politique, la relation est tellement étroite, que toute religion produit nécessairement une société faite à son image, et que toute société nouvellement instituée ou transformée par une révolution générale et profonde amène une transformation correspondante dans la religion. M. Salvador, érigeant cette proposition en axiome, l’exprime par ees mots : « Le nouveau temporel cherche son nouveau spirituel '. » Cette loi s’est-elle accomplie pour la

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