Paris, fi urne, Jérusalem, t. I, p
ET LA NOUVELLE HELIGIO.N DK M. JOSKI’H SALVADOR. 2M
société au sein de laquelle nous vivons, pour la société moderne créée par la Révolution française? — Non, reprend l’auteur de Paris, Rome, Jérusalem ; mais son irrésistible puissance n’en est pas moins attestée par les efforts qui ont été faits, depuis bientôt trois quarts de siècles, pour lui donner satisfaction. A peine la Révolution est-elle proclamée que, tout en respectant le catholicisme dans ses bases fondamentales, elle cherche à se l’assimiler par une organisation nouvelle : la fameuse constitution civile du clergé. Cette tentative n’ayant abouti qu’à faire éclater plus tôt et d’une manière plus violente le divorce qu elle voulait prévenir, elle songea à se créer de toutes pièces la religion dont elle avait besoin. Alors parurent successivement les cultes de la Raison, de l'Être suprême, des théophilanthropes; vains simulacres qui ne firent que passer comme les visions de la nuit, et dont le seul effet fut de constater l’absence de toute croyance véritable. Une religion, comme le remarque avec justesse 311. Salvador, ne s’improvise pas; ce n’est pas une pure question de sentiment, de morale ou de métaphysique; elle embrasse toute une histoire, « toute une suite providentielle d’événements auxquels se rattachent des questions de personnes et des intérêts de principes »
N’ayant pu réussir ni à plier à ses exigences ou à réformer à son usage le vieil ordre spirituel, ni à en produire un autre tiré uniquement de son propre sein, que fit la Révolution française, incarnée en quelque sorte pendant un temps dans un grand homme? Elle entra en composition avec l’ancienne Église toujours