‹ Philosophie et religionChapitre 92 sur 128 · SI · texte numérisé non relu

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infaillibles signaleront à l’adoration du genre humain, qu’une irrésistible puissance placera à la tête de la religion et de la société. Aussi le fondateur du bâbysme, que ses disciples, pour le distinguer de ses héritiers, désignent habituellement sous le titre d’Altesse Sublime ( Hezret-è-Alà ), le fondateur du bâbysme parle à chaque instant de celui qui est destiné à prendre sa place, « de celui que Dieu manifestera, » et il en parle comme d’un être supérieur à lui-même, parce qu’il offrira aux yeux éblouis des croyants une expression plus éclatante et plus accomplie de la pensée de Dieu. « O vous, écrit-il dans le Livre des préceptes ô vous, femmes et hommes, attendez Celui que je manifesterai. Celui-là est votre bien-aimé. Tous, dans vos nuits et dans vos jours, vous le désirez. »

L’humilité et l’abnégation dont il ne manque pas de faire preuve quand il se compare à son successeur, ne sont point incompatibles avec les attributs sublimes qu’il veut qu’on reconnaisse en lui-même ; car dans ce dernier cas il pense à sa nature impersonnelle et divine, tandis que dans le premier il s’occupe de la forme temporaire et nécessairement imparfaite sous laquelle elle s’est manifestée pendant sa vie terrestre. Il ne faut donc pas s’étonner de l’entendre dire : « Celui qui rentre en moi rentre en Dieu, mon Seigneur, et celui qui ne rentre pas en moi ne rentrera jamais en Dieu *. » C’est clairement se donner pour médiateur entre Dieu et l’homme. Mais pour qu’une telle médiation soit pos-t sible, il faut absolument que le médiateur soit la plus

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