‹ Philosophie et religion [microforme]Chapitre 23 sur 103 · RE HUMAIN · texte numérisé non relu

RE HUMAIN

Ouvée, passons à sa multi-

St. Thomas après avoir traité de | question 76è de la prima pars, \té dans la question suivante, Il semblera peut-être étrange que Prenant pour titre de cette Iseconde partie: La multiplicité dans l’être humain, je ne traite % cependant que des facultés de l’âÂme et non des facultés de l'être “humain, J'en ai déjà donné la

raison plus haut, lorsque j'ai dit que pour St. Thomas comme Pour Aristote, dire facultés de l’âme, c’est dire par le fait même, facultés de l’homme, et dire scien.

ce de l’âme, c’est dire également science de l’homme, Qui dit facultés de l'âme, en scolastique, ne dit Pas simplement facultés spirituelles, i] exprime su Contraire la totalité des facultés dans l'être humain, sans exC?pter le poids, la dimension, En un mot, tous les accidents ou propriétés purement Corporelles sont déter- … minés par l’Ame en tant que forme du Corps, d’où il résulte que,

plicité des facuités de l'âme, nous aurons étudié par là même, celles de l'être humain tout entier,

unité de l’homme dans la.

traite également de sa multiplici-

Ro € 2 and D

Mais où est Ia raison d’être de ces facultés ? elle est et ne peut être que dans la potentialité, et non dans l’acte du conposé, puisque l’aete, sous sa raison d'acte, est parfait et n’est susceptible d'aucune perfection : c’est en tant qu'être eréé et partant limité et fini que l’acte lui-même est susceptible dé nouvelles perfections, c’est en tant que potentialité et non en tant qu’acte et perfection que l’acte est susceptible d'être augmenté ou modifié en quoique ce soit. Voilà pourquoi Dieu acte parfait ou aete pur n’est suscepti'le d’auçune perfeetion, puisqu'il est lui-même toute perfection.

Au point de vue de la potentialité, ce qui distingue les formes plus parfaites des moins parfaites, c’est que les plus parfuites sont armées des moyens voulus pour perfectionner elles mêmes leur être, et diminuer d’autant leur potentialité, Ce sont ces muyene de perfection qu’on appelle facultés.

Il aous rèste à déterminer leur nature et leur diversité et partant leur multiplieité dans l’être humain.

(a) Nature des facultés de l’homme.

Ces puissances ou facultés sont-elles distinctes où non dis. tinctes de l'essence même de l’Ame ? telle est la première question que se pose St. Thomas dans son article premier de la question 77è, En voici la réponse.

Partone d’abord de ce principe émis par St. Thomas dans le questioo LIV art. LIL, Comme de la nature de l'effet on arrive infailliblement à la nature de la cause qui la produit, de même également, de la diversité des actes on arrive à la diversité des puissances qui les ont produits. Cette première couséquence est mise hors de doute et parfaitement dénostrée,

Comme il est également hors de dunte et païfaitement dé. montré (Pars piimna quaestio IIL art. 4) que dans tout être créé l’existence joue ab:olument le même rôle vis-à vis de l'essence que l’acte vis-à-vis de la puissance ou la forms: vis-à-vis de la matière : en d’autres termes comme puissance et acte où essence et existence sont deux corrélatifs, il s’en suit qu’ils sont nécessairement de même nature.

Les puissances de mon âme sont-elles distinctes de son es. sence ? pour répondre à cette question, ii me suffit de voir si, en moi, l’acte d'intelligence, par exemple, est le même que l’acte

tés? elle est et ne ans Pacte du conest parfait et n’est qu'être eréé et par- *eptible dé nouvelté et non en tant le d'être augmenté i Dieu acte parfait tion, puisqu'il est

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