‹ Philosophie et religion [microforme]Chapitre 24 sur 103 · acte où essence et Îs sont nécessaire · texte numérisé non relu

acte où essence et Îs sont nécessaire

stinctes de son esuttit de voir si, en même que l'acte

Ed, d'existence,

Quel peut bien être en moi l'acte d'existence? L'acte d’existeuce en woi est faralement et nécessairement un

acte permanent ; Cr, si par malheur il cessait d’être un seul instant, je cesser par là même d’être et d’exister.

2 les actes en moi de la cessation d

PR

ais

Quel est l'acte ou quels sont esquels dépend la cessation de mon propre être et de ma propre existence? Est-ce mon acte d’intelligence ? Non assurément, car c'en eut éé fait de l'humanité si l'existence de l'enfant dépendait de l'existence de sa pensée, Estce l'acte de ma volonté? pas daväntage, puisque l'acte de mon vouloir est aussi mobile que transitoire.

Ce que je ne puis pas, c’est cesser de vivre s 18 cesser d’exister. La vie est en moi ie seul acte de mon cssence, le seul arte qui n’est pas et ne peut pas être changeant ou transitoire. De ce seu] fait que je puis cesser de penser, de vouloir, je puis et je dois conclure que ma puissance de penser et de vouloir est absolument distincte de mon essence. Descartes l'avait compris, lui qui soutenait le contraire de St. Thomas, et qui, pour opinion, eut le courage d'affirmer, eu dépit de l'év me l’homme être vivant vit toujours, de même êtr se toujours,

maintenir son idence, que come pensant il pen- N'en déplaise à Mr Descartes l’homme être pensant ne pense pas toujours, et voilà pourquoi son acte de penser est

distincte de son acte d'exister, et les puissances dans l’homme se distingue de son essence,

Toutefois il ne faut pas se figurer nos facultés comme quelque chose d’extrinsèque à notre âme et venant comme se greffer sur elle ; il ne faut pas oublie» que notre Ame est simple et que ‘l’elle seule découlent toutes nos puissances, comme des effets de leur principe ; principe commun pour toutes, principe premier et immédiat pour quelques unes (intelligence et volonté) plus intitimes dont elle est elle-même le siège, principe premier mais médiat pour d’autres (irascible et concupiscible ) qui ont pour siège noù pas uniquement l’Âme, mais le sujet, c’est-à- dire le composé humain. La différence entre lee puissances de notre âme et son essence est ainsi parfaitement é tablie.

(b.) MULTIPLICITE DES FACULTES DE L'HOMME

Ces puissances sont-elles une ou multiples ? C’est la question

que St. Thomas se pose dans le second article, La réponse est

sde

basée sur l'observation.

De tous les êtres, dit-il, les plus imparfait: : sont ceux qui n’acquièrent qu’une minime perfection au prix de ninime: efforts $ viennent ensuite ceux qui acquièrent une plus grande perfection au prix de plus grands efforts, puis ceux qui acquièrent: une plus grande perfection avec mains d'efforts, et enfin Dieu lui-même, l'être suprême, qui est parfait Par 2ssence et sans eïort: c’est ainsi qu’il s'élève de la brute à l’homme, à l'ange ut à Dieu.

A cette première réponse, St. Thomas en ajoute une seconde plus saisissante encore, c'est que l’homme étant à la foie ange et bête, aura besoin des facultés des deux. Etant comme le résumé de la séatist, et appelé par là même à toutes les perfections matérielles et spsritueiles, l'homme aura besoin d’autant plus de fa. cultés qu'ii aa de perfections diverses à acquérir; car.les puissantes sont nécessairement en rapport numérique avec les opérations diverses qu'il lui faut produire.

Ce serait encore le cas de répéter ici notre preuve embryogénique, pour montrer comment le germe toujours unique se modifie pourtant et se transforme en éléments divers sous l'influence de Vâne, et de chacune des facultés de l’âme et comment, de cette matière unique et homogène, elles se créent chacune des organes faits d'éléments distincts, ce que nous avons démontré avec Claude Bernard.

Mais si les puissances sont multiples ; par quoi les diversifiera-t-on? Telle est la troisième demande que St. Thomas résoud dans l’article trois de la même question.

La première réponse est que toute puissance quelle qu’elle soit est déterminée par son acte, pour la bonne raison que puissance et acte étant deux corrélatifs, l’un ‘‘puissance” déterminé par l’autre ‘‘acte” sont nécessairement de même nature. Qu’estce qui détermine l'acte? Evidemment c’est son objet, car c’est lui qui, comme principe ou comme fin de mon action, la détermine, comme non action elle-même détermine la puissance d’où elle émane et qu’elle perfectionne.

L'objet détermine mon acte comme principe cu comme fin. En effet s’il s’acr, d’une puissance passive, L’eci |! jet lui-même qui, agissant dite. ment sur la puissance, (nine son acte ; la couleur a par exemple sur la puissance visuelle e influence directe, elle cst À proprement parler l'agent qui iet +: branle et dé.

faits : soit ceux qui « de rninimes efforts ; is grande perfection acquièrent une plus ifin Dieu lui-même, t sans elort: c’est nge &t à Dieu.

1 ajoute une seconde ut À la fois ange et int comme le résumé ; les perfections mad'autant plus de fa.

quérir; car.les puisigue avec les opéra-

e preuve embryogérs unique se modifie Sous l’influence de comment, de cette aacune des organes lémontré avec Clau-

: quoi les diversifie- St. Thomas résoud

ance quelle qu’elle ne raison que puisssance” déterminé ie nature. Qu’estobjet, car c’est lui ion, la détermine, uissance d’où elle

ipe ou comme fin.

[hjet lui-même rune son acte; la ie influence dià branle et dé.

PE je | termine son acte de vision, ainsi en e k. des saveurs pour le goût.

“ active, c’est encore l’objet . non ‘lus comme agent dire :. tenir.

4 I! y a cette différence entre Cause finale et cause efticien l’une ne fait que déterminer l’exé

st il des sons pour l’ouîe et S'agit-il au contraire d’une puissanve qui détermine l'acte: il le détermine cte, mais uniquement comme but à ob-

LA

te que Cution tandis que l’autre exécute 1] elle-même ce qu’elle détermine. Il importe de bien remarquer que

si les puissances ge diversifient par leur objet, ce n’est jamais par quelque chose d’accidentel dans l’objet; mais uniquement par ce qui lui est eesentiel ; Par exemple il est tout à fait accidentel que la couleur soit rouge, verte, bieue, l’essentiel qui détermine ma D puissance visuelle est sa ‘éyisibilité.” De ce que mon œil perçoit deux, trois, quatre couleurs à la fois, il ne s’en suit pas que ma | puissance visuelle soit triple ou quadruple. Le blanc ou le rouge NW n'est qu’accidentel dans la couleur. Le formel qui est également … dans toutes, c’est la ‘visibilité. Ù L’nomme est constitué dans ses facultés, soit spirituelles soit physiques, par deux ordres de puissances, les unes actives, les autres passives. Dans la nature physique cette constatation est V'autant plus parfaite et plus certaine que nous la saisissons di- >rectement par l'étude des phénomènes et des organes, et là ou ce double ordre de puissance se traduit dans l'organisme humain de [la manière la plus évidente et la plus palpable, c’est dans la dou: ble disposition du système nerveux. Il y a deux sortes de nerfs : les uns purement sensitifs Ou passifs qui transmettent immédiatement au cerveau les impressions qui les affectent ; les autres purement actifs allant du centre nerveux à la périphérie pour lui communiquer les déterminations de la volonté. Il existe entre ces eux ordres, une différence tellement marquée que Claude Beraard 4 pu, en employant le curare, empoisonner le réseau nerveux moteur, de manière à paralyser tout mouvement dans l'animal et ne lui laisser que les puissances sensitives. Observation prooude et qui démontre, jusqu’à l'évidence, la double nature des T'acultés humaines, les unes actives, les autres passives, qui existent en chacun de nous, jusque dans les moindres tissus et les

moindres filaments nerveux qui aboutissent à la surface de notre tre.

Il est donc très important de ne jamais perdre de. vue cette

tés

double voie de notre être : voie d'entrée par laquelle le monde extérieur ‘agit sur nous,” voie de sortie par laquelle‘nous ’agissons nous-mêmes sur le monde extérieur” ; l’une s’effectuant par les sens, l’autre par les nerfs, l’une essentiellement passive, l’autre essentiellement motrice, Ce qu'il y a d'étonnant, c’est que dans l'être humain il n’y a pas une seule puissance intellectuelle, un seul organe physique, qui ne soit muni de cette donble voie, de ce double mode d'action et de passion.

L'intelligence humaiae qui est une puissance essentiellement passive renferme toutefois non-seulement un principe passif, mais encore un principe actif que nous appelons intellect agent.

Si de la vue spirituelle je pusse À la vue organique, cette autre puissance d’un autre ordre également passive, ne saisirai-je pas ce double phénomène se manifestant d'une manière encore plus frappante? Ne trouverai-je pas dans l’organe de la vue, lequel est purement passif, quelque chose d’actif et tout autre que la réception passive ? certainement oui; sans être oculiste, il est évident, pour quiconque vent le constater, que le phénomène de ‘accommodation, inconsciente et naturelle, de l’œil aux distances et aux objets, que cet élargissement ou ce rétrécissement de la rétine, selon la plus ou moins grande obscurité on la plus ou moins grande lumière, sont autant de phénomènes purement actifs et non moins nécessaires À l’acte visuel que la réception elle-même.

Ces notions préliminaires posées, il ne nous reste plus qu’à résumer le reste de la question pour avoir une idée générale des facultés de l’âme. IV-Dans l’article 4 St. Thomas se demand: s’il y a un ordre établi entre les diverses facultés de l’âme hnmaine. La réponse est affirmative: car nous l’avons vu plus haut, qui dit multiplicité dit unité et subordinatton de partiee à cette unité. Il y a donc un ordre établi entre les diverses puissances ou facultés de l’homme. Cet ordre est triple ; il y a d’abord un double ordre tiré des vuissances en relations mutuelles, et un troisième tiré des puissances en relation avec leur osjet.

Les deux premiers sont établis en sens inverse, suivant la priorité de nature et la priorité dé temps. Suivant la priorité de nature qui est la seule importante, ce sont les facultés les plus nobles, à savoir l'intelligence et la volonté, qui viennent en premier lieu et qui impriment aux autres la direction et le monve. Ment. S'agit-il de la priorité de temps c’est évidemment tout le

aquelle le monde exuelle‘nous ”’agissons

s’effectuant par les lent passive, l’autre , c’est que dans l'être ectuelle, un seul orble voie, de ce dou-

ance essentiellement principe passif, mais tellect agent.

organique, cette auissive, ne saisirai-je ne manière encore rgane de la vue, leif et tout autre que tre oculiste, il est 1e le phénomène de l’œil aux distances ‘écissement de la réou la plus ou moins purement actifs et ception elle-même.

ous reste plus qu’à > idée générale des homas se demand:

tés de l’âme humaiavons vu plus haut, de parties à cette diverses puissances ;ily a d’abord un ) mutuelles, et un leur oSjet.

mverse, suivant la ivant la priorité de s facultés les plus ui vièénnent en pretion et le mouvesvidemment tout le

contraire; les facultés les plus inférieures apparaissent les premières dans la formation de l'individu humain. D’après les données de In science, le fétus humain n’est d’abord qu’un pur végétui; ce n’est que plus tard et en se développant toujours que, de pur végétal, il devient animal sensible, puis enfin, À moins qu’il u’y ait vice d'organisme, animal doué de l'exercice de sa raison,

Art.V Les puissances sont-elles dans l’âme comme dans un sujet? L’Ame seule n’est pas le sujet, mais elle est le principe de toutes 8es puissances.

Avec St Thomas nous avons vu jusqu'ici que de la nature da l’ebjet se détermine la nature de l’acte et de la nature de celui-ci celle de la puissance. St Thomas ajoute que, de la nature de la puissance se détermine également la nature du sujet où elle réside er d’ôu elle émane. De là il montre que, comme il y a dans l’âme humaine des facultés transcendantes qui s’exercent sans aucun concours (les organes corporels, ces facultés doivent se trouver dans l’âme elle-même comme dans un sujet (Voir Père Monsabré 21è conférence où il montre très clairement comment l'acte d’intelligence ne peut pas être l'effet d’un organe.)

Quant aux autres qui s’exercent par un intermédiare corporel, (vie végétative, sensitive, etc.)elles ont pour sujet non pas l’âme uniquement, mais bien le CCRposé humain qui en est le siège. D'où cet état violent qui résulte fatalement de la séparation de l'âme d'avec le corps. A la résurrection tout rentrera dans l'ordre ; il y aura, bien entendu, les queiques modifications de la vie végétative et sensitive nécessitées par 1! des corps glorieux, :

VI Les puissances de l’{

a condition nouvelle

découlent-elles de son existence ?

es puissances sont par rapport à l’âme ce qu’est l'accident

par rapport à la substance ; or l'accident est causé par son sujet (dans la mesure où il est en acte)et est”reçu en lui ”’(dans la wesure Où il est en puissance.) Donc les puissances de l’âme (qui en sont les accidents) découlent de son essence. VII Les puissances de l’âme proctdent-elles l’une de l’autre ? Comme(suivant l’ordre naturel) dans les chose qui procédent d'un premier principe, ce qui est le plus voisin de ce principe est cause des effets plus éloignés: de même dans l’âme, où, (comme nous l'avons vu plus haut art, IV, )ies facultés procédent suivant un ordre triple, les puissances sortent de l’Âme ”’au moyen les unes

des autres,”

VIII Toutes les puissances de l’Ame demeurent-elles en elle, quand elle cst séparée du corps ?

Nous avons vu que les facultés intellectives s’exercent sans agent corporel. Elles en demeurent donc indépendantes et conserveront leur intégrité après le 1

Celles qui existent dans le conjoint (de l’Âme et du corps) ne seront pas détruites, ne demeureront pas intègres non plus, mais seront réduites à un état virtuel qui nécessitera pour leur perfection, la réunion de l’âme au corps.

D'où cette assertion que l’âme, à l’état séparé, est dans un état violent ; et cette autre, soutenue par quelques uns que la résurrection peut se prouver (1) rationnellement, précisement à cause du besoin qu’éprouve l’Ame d’être unie à son corps.

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