‹ Philosophie et religion [microforme]Chapitre 36 sur 103 · RENE: | SS · texte numérisé non relu

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partit entre ‘trois. facultés” la Sensibilité, l’Enteudement et la Raison.

il observe ‘une où plusieurs données” selles et qu’il appelle les fo

qu’elle sont antécédante erèle,

Pour établir ‘l'existence et l’antériorité de 1n forme a priori, il pose le fait de son universalité, et Couelut que comme telle, elle est nécessaire afin de rendre possibles” les Connaissances particu. lières ‘: qui se rangent sous cette forme générale, Etant ellemême la condition de nos autres Connaissances, elle leur est supérieure et conséquemment indépendante...

Jusqu'ici nous avons reconnu que le point de départ de Kant est une hypothèse purement 8''atuite, nous avons indiqué son mode de procéder dans la critique de nos facultés ; voyons mainte— nant Comment il cherche à légitimer son principe.

D'après iui la sensibilité est Ja Capacité que nous av recevoir certaines représentations des objets au moyen des tions qu’ils produisent en nous. C’est une faculté toute p

une pure réceptivité selon l’expression Kantiste, elle se di sensibilité externe et en sensibilité interne en tan des impressions du dehors ou du dedans,

notre sensibilité, c'est. à-dire les condition ne pourrions rien percevoir ni au dehors les moules suivant le mot de K:

nent prendre la forme qui no sont pour la sensibilité exter ne le temps. N'oublions pa

dont il fait (our

à tour Ia critique :

Dans chseune d'elles.

qui sont les plus univermes a priori de cette faculté, parce

8 À toute donnée particulière et plus con.

ons de seusaassive, vise en t qu’elle reçoit Les formes a priori de

es vien.

représenter, ne l’espace, pour la sensihilité inter.

8 que ces formes ne sont etne peu.

vent être ni des réalités extérieures, ni des réalités d'expérience,

mais bien les ‘“conditious” de l'expérience, aussi font-elles partie de notre constitution même, subjective et Parfaitement intime, Tout ce que nous Percevons, ne Je percevons-nous Pas sous Ja notion universelle d’espace et de temps ? Ne soat-ce pas les ,noy. ens par lesquels nous uniseons ncs sensations en séries réguliè. res: «n Un mot ne nous est.il Pas aussi impossible de les relier entre elles sans ces formes a priori qu’il est impossible à un peintre de faire un tablean sans une toile pour disposer ses Couleurs ? La sensibilité à donc pour objet de nous faire percevoir les phénomènes, au dedans ttau dehors de nous, sous les ‘raiso

ns”

ur Ta critique :

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18 Sous Ja s les 10Y- 3 réguliè.

les relier un peinouleurs ?

evoir les ‘raisons’

Tu

universelles d'espace et de temps. Mais quand notre sensibilité s'est représenté uu phénomène sous les notions d'espace et de temps, notre Connaissance est loin d'être comolète. Aux operations de la sensibilité vont succéder celles de l’'entendement, Kant exprime la fonction de cette nouvelle faculté en disant qu’elle consiste À penser les objets dont la sensation se borne à nous donner les représentations. La sensibilité fournit donc la matière aux opérations @e l’entendement, qui ne fait autre chose que de parfaire son œuvre, La sensibilité ea effet, nous donne les intuitions où certaines représentations des objets au moyen des sensations que ces objets excitent en noùs; mais ces représentations ne sont que les éléments épurs de notre connaissance, elles ne sont pus la connaissance elle-même. Nous ne connaissons véritablement que quand nous introduisons un ordre dans cette multituie de sensations ::::-11 faut y mettre un lien, une certaine unité, per exemple joindre ensemble la sensation du vase, de la rose et du parfum à notre sensibilité, à cette faculté purement passive au moyen de laquelle nous recevons des intuitions, pour en former un ensemble et produire ainsi une véritable connaissance : l’unité produite sera appelé une idée, une notion, un concept.

Kant procède, pour la critique de ce*‘e faculté comme il a

procédé pour celle de la sensibilité ..... La sensibilité a besoin de formes a priori pour sentir; l’entendement & besoin, lui aussi, de formes a priori pour juger... 11 s’agit donc de trouver ces notions universelles et primordiales qui vont jouer dans l’entendement le même rôle que jouent dans Ja sensibilité, l’espace et le temps. La forme a priori de l’entendement sera la condition indispensable pour penser un objet, c’est-à. lire pour faire sur lui un jugement rationnel : c’est une idée, un concept, une représentation purement abstraite, Ces concepts sont mis en évidence par les jugements qui ne font autre chose que les décomposer, Kant imagine douze jugements, et, à chacun d’eux, il fait correspondre une forme a priori : l’entendement se trouve donc avoir douze formes a priori désigné sous le nom de catégories.

Il ne nous appartient pas d'étudier ici dans le détail les catégories de Kant ; le but de notre sujet étant d’examiuer snrtout le procédé par lequel il nie l’objectiveté de nos connaissances. 11 nous suffira de savoir qu'aucune de ces idées n’est

1 Dsl monaco imite

" miers principes des choses, L’eutendement, ayons-

objective, car, au dire de Kant, daps l'entendement comme dans

la sensibilité, les formes À priori précèdent nécessairement la pereeption (les formes partieulières qu’elles sont elles-mêmes desti. aées à coordonner. Mais l’objet de la sensibilité et celui de l’entendement n’expriment pas toute notre eonnaissance :---. il fauu admettre une troisième faeulté qui, ja prenant au point où les deux premiers l’on laissé, la eonduise en quelque sorte à son apogée. Cette faculté, je philosophe de Koenigsberg l'appelle la vaison,

Or comme l’entendement est venue parfaire l'œuvre de ln sensibilité, la raison, faculté supérieure aux deux autres, viendra poser les dernières pierres à l'édifice élevé par la sensibiiité et l’entendement. Elle prendra les unités, produits de l’entendement, et elle en formera une grande unité, un tout systématique, dernier terme auquel nous puissions nous élever etau delà duquel nous ne eoncevons plus rien. Cette unité des unités est done le résultat et ke produit de la raison, faeulté supérieure qui est le couronnement et le terme de nos connaissances et de nos pensées, Elle cherche à embrasser dans sa totalité Ja chaîne des êtres et à ln suspendre toute entière à un premier anneau en» s’élevant de faits en faits, de lois en lois, de conditions en conditions, jusqu’à ce qu'elle arrire enfin à Vinconditionne], aux pre-

nous dit, ne

peut réunir les Perceptions de la sensibilité qu'au moyen des con-

cepts, de même Ja raison ne peut agir sur les produits de le: tendement pour les ramener À l’unité qu’au moyen de certains principes qui sont en elle a priori, et qui sont à cette faculté ce que les concepts purs sont à l’entendement, Or la roison affecte trois prineipes : 10 la condition suprème de tout ce quise passe en nous, à savoir l’Ame : 20 la condition de tout ce qui se passe autour de nous, l’univers ; 30 la condition suprême de l’âme et de l'univers, à savoir Dieu. Ces principes à priori de Ja raison, Kant les appelle proprement des idées, et 'emarquez bien que pour lui ces principes ou ces idées, pas ps que les formes a priori de la sensibilité et de l’entendement, D'ou et ne peuvent avoir

de réalité externe, de valeur vraiment obiective. ft de même

ectiveté des Constitution, et non celle du

que le sens ést impuissant à saisir la réalité de l’obj choses, puis que cette objectiveté vient de sa propre et non des choses, puisqu'elle est la loi du moi,

M ns Le de Si

comme dans

einent la pernêmes desti.

celui de l’enteee-il faut point où les rte à son apo-

Vappellke la

uvre de l® res, viendra ensibiiité et le l’entendet systémaretau delà des unités supérieure inces et de té la chaîne anneau em sen condi- , aux preus dit, ne en des conde l’e:.tentains prin- Ité ce que feete trois passe en passe aume et de a raison, bien que es 4 prioent avoir le même veté des stitntion, celle qu

mon moi, ainsi notre raison, *emprisonn( dans le moi et condammée à ne subir que ses lois, se voit réduite à ne conaaître que la séalité du moi, sans jamais pouvoir se rendre compte de la réalité lu non moi. Et alors à quei bon ce travail gigantesque de recherches et de déductions; si ces déductions et ces recherches n’& boutissent qu’à :re révéler mon émpuisapnce radicale de saisir une séalité quelecnque en dehors du moi, si ces déductions sans fin n’aboutissent qu’à me révéler mon impuissance de voir, de possé. der, de connaître et d'aimer? Eh quoi? il faudrait admettre, fût-elle la création d’un génie, une «loctrine qui nous obligerait À douter de la réalité objective de notre père, de notre mère, de nos parents et de nos amis, qui nous obligerait, êtres créés, à douter des êtres crées eu dehors de nous et du Dieu lui-même qui en est le créateur? Que deviendrait alors la sagesse d’un Dieu qui, moins par un caprice inoui que par une monstruosité sans nom, n'aurait déposé en nous des impérieux besoins de connaitre, de sentir et d'aimer, que pour nous refuser les moyens et la joie de les satisfaire? A quel degré d’aberration peut descendre l'esprit humain lorsque, abandonné à lui-même, il cherche avec orgueil des théories nouvelles et prétend tout refaire À neuf. Comme ces errements nous montrent bien le dédain avec lequel Dieu laisse choir les plus hautes imelligences lorsqu'elles se déclarent libres et prétendent, loin de lui, enseigner la vérité! Comme le Père Lacordaire a bien jugé ces hommes dans cette lettre à Mr de Montalembert qui ne pouvait comprendre l'extrême rigueur uvec laquelle l'Eglise venait de foudroyer de Lamennais, Pour le consoler et le détromper, il lui écrivait ces lignes d’une éloquence et d’une justesse dignes d’un, Père de l'Eglise: “Tu ne peux concilier, dis-tu, la conduite présente du Saint-Siège avec celle de l'Eglise dans son histoire passée, Or, mon cher ami, ce que fuit aujourd'hui le Saint-Siège est la chose, si j'ose parler ainsi, la plus banale dans l’histoire de l'Eglise. Lis seulement l'histoire de Port-Royal, ‘Tu verras là Pascal qui valait bien Mr de Lamennais... Arnaud d’Andilly, le grand Arnaud, comme l’appelait son siècle, Arnaud d’Andilly, Nicole, Passy qui valaient bien les disciples de Lamennais, tu verras les plus grands hommes du 17è siècle ornant par leur présence et leur amitié cette fameuse maison, bien autrement remplie que celle de la Chénais. Et néanmoins le Saint Siège frappait à coups redoublés les doctrines

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