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de ces solitaires illustres, Tu v Ines Célèbres furent morts, de la nouveauté et la ,Puiss leurs doctrines devenir en moins d’
erras ensuite, quand tous ces hom- Quand leur gloire n’eut plus l'attrait ance de la vie, tu verras leur école et un siècle la risée de l’Europe.
stes du dernier homme de cette nseveli par des ‘êtres apostats, h bien! l'Eglise, éclairée du Saint Avant toi. La gloire, le génie, la puissance soutenant l'erreur, l'Eglise avait méprisé tout cela, Parce que le génie, Ja gloire, la paissance ne sont dignes de res. pect qu'autant qu'ils défendent la vérité. Et il ajoutait, avec ce COUP d’œil d’une Pénétration et d’une justesse prophétiques :” Encore un peu de temps mon cher ani, et celui qui te fascine sera l'objet d'une telle compassion que les plus petits d’entre les homnes ne croiront pas ntile d'en parler aux plus idiots, tant ce sera chose consommée. Et cette histoire s’est répétée dans l'Eglise toutes les fois qu’un homme d’un grand talent a soutenu avec opiniâtreté ses propres pensées, Puis il ajoute en terminant, lui ce prétendu libéral, ce prétendu révoité contre l’Eglise et contre ses enseignements : Un Concile général pourrait avoir plus d'éclat que l’encyclique de Grégoire XVI, non pas plus d'autorité intrin-. sèque.” Voilà ce qu'écrivait le père Lacordaire à une époque où plus d’un vieux professeur de théologie croyait pousser bien loin lu condescendance en proposant avec impaïtialité et sans parti pris les deux opinions contradictoires, la fausse et la vraie, ayant
bien garde de se Pl'ononcer, ct laissant libre option pour le disciple qui l’écoutait.
Revenons maintenant à Mr
Tu as vu sur 80n lit de mort les re
école) :entre Pascal et Grégoire e tu as pu mesurer la distance, E Esprit, l'avait mesurée 150 ans
Kant et appliquons-lui à la lettre tout ce que le père Lacordaire a dit de Pascal et de Lamennais :
car il le mérite avec même quelque chose en plus. D’après son Système la raison est impuissante à atteindre les principes premiers de toutes choses et, dans son travail de déduction pour arriver à l'inconditionnel, elle vient se heurter de toutes parts à des anti. nomies insolubles, En Conséquence, l’œuvre de la raison est pulement chimérique et devient pour nous un instrument d'erreur et non de vérité, lequel, après avoir sapé par la base tout le monde des réalités, laisse retomber l'âme sur elle-même et se débattre
dans les angoisses du plus affreux scepticisme. elle est la mar- € la connaissance humaine à
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l'ordre expérimental. Quel est le résultat capital de cette doctri ue si ce n’est la négation même de toute science positive, de toute origine objective de nes propres connaissances ? Les sciences humaines pour Kant ne sont et ne peuvent être que le résultat chimérique d’un jeu d'esprit ou l'analyse plus ou moins logique de la totalité des apparences, c'est-à-dire de ce que nous croyons voir; ces apparences où phénomènes comme il les appelle, ne faisant qu’exprime: la grande loi non pas de leur réalité extérieure et objective, mais celle de notre moi, de notre être propre, de notre ‘constitution éstime,”
En présence de cette négation de la valeur de nos connais sances au point de vue des représentations qu’elles nous fournissent que doit-on penser? quelles sont les justes critiques que l’on peut et que l’on doit faire à ce système ? la longueur de son exposé ne nous permet pas d'aborder une critique de détail qui nous conduirait trop loin, Nous nous attacherons spécialement à une réfutation générale, en montrant que le grand philosophe allemand ne justifie pas les fondements de son système.
Il est nécessaire, ceci est admis par tous, que tout système philosophique accepte un certain nombre de données fondamentales, et prenne comme point de départ plusieurs vérités indiscutables et dont la démonstration est rendue inutile par leur évidence même. C’est à la raison de choisir les plus manifestes de ces postulata, afin de procéder du plus connu au moins connu. Or Kant s’est notablement écarté de ce principe. Ilest d'autant moins excusable qu’il avait la prétention de renverse: l’ancienne philosophie sous prétexte qu’elle ne reposait pas sur des bases s0lides. Le philosophe de Koenigsberg aborde son système par l’annonce d’une critique à outrance, C’est précisément à cet endroit qu’il a le plus manqué et il est grand besoin, ainsi qu’on l’a dit, de refaire la critique de cette critique.
Toute la critique fondamentale du subjectivisme de Kant peut se réduire à ceci: la considération de nos sensations et de nos idées particulières se présentent sous des conditions commu. nes et universelles. De là, direetement sans discussion aucune, ‘til se croit en droit” d’inférer que la forme universelle est une donnée à priori de notre subjectivité, et il établit, par sa seule présenre, la posstbilité de la connaissance.
Il ne faut pas chercher d’autres raisonnements, d’autres ar-
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Suments dans la critique de la raison pure, ÿ trouve, renouvelé il est vr sous la même forme, la mé
vérité un Pareil procédé pour nier l’enseignement universel de la philosophie et du sens Commun, est vraiment trop facile et ne laisse pas de nous paraître étrange, surtout chez un homme tel qu'Emmanuel Kant, Sans doute son œuvre ne reste pas moins une œu. vre de génie, l’œuvre d'un profond philosophe et d'un grand penseur, Mais le seul et l'immense reproche qu’on peut lui faire, est point de départ et de pécher par la base.
incipes posés, les déductions de Kant s’en.
C'est ie seul qu'on ai pour les différentes facultés, mais me brièveté, la même gratuité, En
ent une œuvre d'art, mais à quoi bon arité de l'ordonnance, sitout ce bel e repose en fin de compte que sur un des assises mal assurées, Le grand
4 manifestement aperçu lui-même ; aussi évite-il avec le plus grand soin toute discussion sur les postulata
de sa doctrine. Mais notre devoir à nous, est de le ramener à la critique des données fondamentales de la connaissance et de lui demauder de nons rendre raison des Conditions et des lois mani. festes qui président À notre manière de Connaître. Pour convlure qu'il nous est impossible de connaître le mon. de extérieur, Kant devait nécessairement faire deux choses. 11 devait tout d’abord élimiver le fait d’une Counaissance objective de notre part et de plus, après en avoir éliminé le fait, il devait en éliminer même la Possibilité, Il n’en a rien fait. C’est done à nous de l’attaquer maintenant et d'établir Contre lui 10 La possibilité de l’objectivité de nos Connaissances, 29 Non-seulement
la possibilité, mais le fait même de cette Obj*ctivité de la connaissance chez l’homme.
philosophe allemand p
10 POSSIBILITÉ DE L'OBJECTIVITE
Est-il possible que notre connaissance vienne du dehors ?
En d’autres termes le sujet peut-il connaître l'objet ou si
vous le voulez, le monde extérieur peut-il être connn par
nous daïs sa Propre constitution, dans ga réalité pal. pable et extérienre, ou cette réalité Palpable et exté. rieure n’est-elle pour nons comme Pour Kant qu’une loi du
co jet st, gr
ie seul qu'on facultés, mais gratuité, En niversel de la oile et ne lais.
me tel qu'Emnoins une œuin grand pen- | lui faire, est par la base, le Kant s’en.
e irréprosha.
Is À quoi bon itout ce bel ‘que sur un Le grand nême ; aussi es postulata ‘amener à la ceet de lui | lois mani.
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choses, 11 > objective , il devait C'est donc 10 La pos.
seulement le la con-
1 dehors ?
et ou si nnu par lité palet exté.
le loi du
moi imposée par lui aux choses et non la loi nême des "choses imposées par elles au moi? Cette question semble inoffensive et d’une médiocre importance, et cependant da sæ solution dépend le renversement de toutes les idées et de toutes les lois physiques, Car parmi toutes les vérités rationnel'es présupposées pour la défense des vérités de la foi, il n’en est pas une seule qui soit aussi fondamentale et dont la négation entraine d'aussi terribles conséquences que cette vérité nécessaire autant qu'évidente de la distinction des ordres objectif et subjectif, de l'objet connu et du sujet connaissant, du moi et du non moi, C'est pourquoi à la question de savoir si l’on peut affirmer la possibilité de l'objecti= vité de nos connaissances, je réponds aflirmativement, parce que je trouve dans l’objet les conditions requises. Il v'yenaet on ne peut ca avoir que deux. La première est qu’il faut trouver dans l’objet une activité quelconque, lui permettant d'agir sur le sujet, et la seconde exige qu'il y ait un rapport de similitude on au moins de proportion entre lui et le sujet, entre l’objet pensé et le sujet pensant.
A. Trouvons-nous de fait une certaine activité dans l'objet ? Le nier serait nier l'évidence, et, malgré lui Kant a dû admettre comme nous que le monde extérieur doit venir en nous et se communiquer à nous d’une façon quelconque; il ne le pourra jamais que par un principe actif. Aussi le philosophe utopiste ne voitil en dehors de lui que des forces diffuses propres à produire sur nos sens ce qu’il appelle les apparences ou phénomènes sensibles ; donc pour lui comme pour nous ces forces ont quelque chose d’actif puisqu'elles agissent sur le sujet.
B. Il est nécessaire d’établir en second lieu, pour la possibilité de l’objectivité de nos connaissances, que l’activité de l’objet garde sa même nature dans le sujet, en d’autres termes, que le sujet doit connaître les choses telles qu’elles sont, qu’un rapport de simihtude ou du moins de proportion doit exister entre l’objet et le sujet.
Pour nous convaincre de la possibilité de ce rapport, il snftira de nous appuver sur la croyance de tous les philosophes prédécosseurs de Kant: tous ont admis l'hypothèse où l’objet et le su. jet ‘*ayant une nature commune”, l'objet peut être connu par le sujet. Ce témoignage, bien qu'universel, ne serait pas de grande valeur, s’il eut cessé à l’arrivée du philosophe de Koenigs.
es. |:
berg, conrme il cessa à l’arrivée du système de Copernie, Mar heureusement pour Kaut la révolution des idées rêvée paï lui, nes'est vullemeut réalisée, et l'apparition de son système n’a riens changé ; ear, e’est un fait àÀ Constater, le genre humain ne se préoccupe nullement de Ta prétendue difficulté soulevée par le philuso. phe Allemand.
Après eomme avant: lui, i} a eva à la possibilité de sortir du moi, Le philosophe de Koenigsberg S’insurgenvt ainsi eontre ln eroyanee universelie de tous les philosophes et du genre humain n'aurait.il pas dû prouver son aflirmation et établie d’une façon rationnelle l'impossibilité de ce rapport de similitude? Ce qui me:parait plus étrange encore, C’est qu'après avoir nié tout rapport possible entre l'objet et le sujet, entre matière et matière après tout, il ne recule pas devant la nécessité où il se trouve d'établir. une loi, entre l'étendue, première donnée du sens, et l'idée a%s. traite, l’idée, première donnée de l’entendement, c'est-à-dire qu’après avoir nié la possibilité du rapport entre matière et matière, il vient en établir une entre matière et esprit, Conrment Emmanuel Kant, d’ailleurs si porté À trouver des contradictions et des antinomies Partout, n’en a-t.il Pas trouvé une à cet erdroit dé son système? En vérité ce plaquage d’une étendue sur une idée Due re me semble peu digne de Ja Profondeur et de ?n pénétration de: son génie, On ne savraît Pexpliquer que par son ardent désir d'établir quand même son fameux système, C’eet bien malgré lai, à notre avis, que le trop célèbre subjectiviste, vient établir ce: rapport direct de l’entendement avec des formes sensibles, Cur il n’était pas sans se rendre Compte qu'il y æ infiniment plus de distance entre la sensibilité et l’entendement, tels que définis par lui, qu’il n’y en a de fait Pour nous entre l’ojet et le sujet consti. tués dans une parfaite analogie, et même une parfaite similitude: au point de vue de la ‘condition matérielle.” Si dans le Kantisme, l’objet de la sensibilité n’est pas détrait par la réceptivité de l’entendement, Pourquoi l’objet extérieur, l'objet sensible serait-il corrompu par Ta réceptivité de Ia sensibilité ?
En conséquence je suis dès maintenant en d que le philosophe Allemand n’a Pas fait, suffisam Ja critique du point de départ de son système, en montrant pour le sujet l'impossibilité de Connaître le monde extérieur sens le modifier de fond en combte. fi s’est conteaté de Poser gratuite
roit de conclure ment du moins,
pernie, Mar.
ée pat lui, nestème n’a riens ain ne se prépar le philuso.
de sortir duw insi eontre lx reure humain d’une façon ? Ce qui me tout rapport atière après ve d'établir.
l'idée a%s- -à-dire qu’- ‘et matière, ent Emmalions et des lroit dé son ne idée nu.
étration de:
dent désir en malgré t établir ce:
bles. Curit plus de Téfinis par jet consti.
similitude:
le Kanéceptivité nsible se-
conclure u moins, nt pour sens le gratuite-
ment cette affirmation à laquelle il a donné lui-même dans la suite, un véritable démenti par les principes qu'il invoque pour établir son propre système, 20 FAIT DE L'OBJECTIVITE
Eu debore de l'argument de la possibilité qu'aurait dû exclure le philosophe Allemand pour établir les fondements de son propre système, il reste encore l'argument dn fait de In non objectivité de nos propres connaissances. Kant ne discute pas même le fait, et il est difficile de concevoir comment l’érainent critique a cru pouvoir se dispenser d'établir la critique sur ce point qui eat le fondement même de son système, d'autant plus que c’est celui qui est en contradiction flagrante avec la doctrine et l’enseignement traditionnels de toutes les écoles philosophiques jusqu’à nos jours, et, ce qui plus est, en contradiction flagrante avec le bon sens ; car en réalité, nier l’objectivité de nos connais. sances sans aucun motif sérieux, si ce n’est pas manquer de sens commun, je ne sais vraiment pas ce qui peut s’appelcr ainsi.
Copernic a justifié du moins sen point de départ par la simblification qu’il a apporté duns le système sidéral: Demandons à Kant, qui se vante d’avoir lui aussi accompli semblable révoln. tion dans la philosophie si, de son côté. ila bien réellement simplifié la théorie d’Aristote et de St. Thomas sur la connaissance humaine? Car ce n'est qu’à ce prix qu’il aura réellement droit de supplanter celle-1à. Ramenons-le donc de nouveau à la critique de son système, et tâchons de nous rendre compte encore une fois si dans l'analyse du‘fait de notre connaissance, il est des caractères qai accusent que le sujet se règle sur la nature de l’objet, ou qu’au contraire l’objet se règle sur la nature du sujet? A première vue et sans aucun parti pris, j'ose affirmer que toutes les observations physiologiques et psychologiques sont tout à fait en fa. veur de la première de ces hypothèses, c’est-à-dire, de l’action de l’objet sur le sujet, de l’objectivité en un mot.