OBSERVATIONS PHYSIOLOGIQUES
Si des observations psychologiques nous passons aux physiologiques, nous trouvons avec non moins d’évidence, des preuves contre la subjectivité et en faveur de notre système objectiviste, Comment se fait-il que la vue et le toucher essentiellement diffé. Yents, nous donnent l'intuition absolument identique du même objet? d'où vient cette identité sinon de l’objet? Si, comme !e veut Emmanuel Kant, notre connaissance sensible suivait la loi du sujet et non de l’objet; comment la vue et le toucher, si disparates, ne nous donnneraient-ils pas chacun, grâce à la diversité et de sa propre constitution et de son mode d'opération, comment ne nous douneraient-ils pas chacun sur le même objet une notion toute différente? encore une fois il n’en est rien.
Le fait psychologique et physiologique de notre connaissan-
ce conclat donc à l'objectivité et 210n À la subjectivité. tique Allemand est certainement trop
PAS saisi comme nous. Il l'u évité à dessein,
Le cri.
Perspicace pour ne les avoir
sans doute par.
Pour en arriver à réd
aire la scnsibilité elle.
du moi,
même aux lois lois universelles de la sensibilité.
Il prétend tronver ces deux lois dans l’espace et le temps. Il est
ent cc eux le caractère d’objectivité, tan-
présentent pas de fait les deux Ccarac-
à la fois ; ils présentent tantôt l’un
Mais Ce qu’ils présenteront
ilité qui me Permettra toujours d’affirmer de lui, qu’il est un phénomène sensible,
ment peut.il Jui imposer Pour loiune loi moins le qu’ellemême? Si Monsieur Kant veut être ses propres principes il est obligé d’ ditionnel du sens, que l’à
alors comuniversel .
conséquent avec affirmer que le Premier inconpriori le plus incontestable, 7 celui qui prime et l’espace et le temps, est et doit être l’à priori de la sen. Sibilité. C’est là du reste la Conclsion légitime qu'ont tirée les successeurs de Kant et même pour Fichte, par exemple, le sujet absorbe l’objet tout entier, et le non moi devient avec Je moi les deux formes du moi absolu.
Uu autre reproche que je ne
puis m'enpêcher de faire au philosophe Allemand, c’est d’avoir
posé comme évidente, entre Ja » Une distinction qui n’en est Pas. Car $ Comprendre comment et Pourquoi une faculté qui a le Pouvoir de généraliser les Pélceptions, quia le Pouvoir d’avoir des idées selon l’expression même de “ant, n’est Pas identique à celle Qui ne fait qu'élever d’un degré la connais. sance en l’amenant à l’inconditionnel] dans chaque genre; en d’autres termes,
je ne vois PAS qu’une faculté qui ale pouvoir de généraliser n'ait aussi le Pouvoir de con Enfin l’on s'étonne et à bon droit que.
de la raison, n'ait P&S même eu l’idée de fa
clure.
ce critique à outrance ire la critique de Ja