L’'AME
Les preuves sur lesquelles s'appuie l’existence de l’âme humaine comme substance distincte du Corps ainsi que son immatérialité eu son immortalité sont également paralogiques, Dans cette proposition : la lune est un Corps opaque, il y a deux sujets, le sujet logique, le moi qui affirme le prédicat du sujet, et le su. jet physique, c’est-à-dire, la lune à laquelle se rapporte le prédicat. Quaud l’ancienne psychologie, particulièrement celle de Descartes, prétend former l'existence de l'âme comme substance, comme être distinct du corps, elle commet un véritable paralogisme : en effet, lorsqu'elle dit : je pense, donc je suis (substance) elle confond le moi sujet logique, avec le moi sujet physique, et elle attri. bue à celui-ci ce qui est sealement vrai du premier, L’affirmation je pense est un jugement a priori qui précède et accompagne tout acte d'entendement, comme condition sine quà non de son exercice; comme les intuitions de l’espace et du temps sont des conditions sine quibus non de l'exercice de la sensibilité; et de même que dans ce cas nous 1’avons pas le droit de conclure à la réalité objective, ainsi le je pense ne nous 1. rise pas à affirmer le moi physique et psychologique. Il nous est par conséquent impossible d’en déduire la substantialité, la simplicité, l’immortalité qui, à supposer qu’elles existent, appartiennent au moi psychologicopaysique et non au moi sujet logique, le seul que nous connais sions, le seul qui soit impliqué dans l’axiôme Cogito ergo sum.
Ajoutez à cela que, bien que la conscience nous manifeste l’existence des sensations, des jugements et, en général, de la pensée, cependant elle ne nous montre Pas que ces actes appar.
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tiennent à une substance et dotée d’attri buts différents.
admettre la Possibilité qu tériel, l’Etmos extérieur Procèdent es impressions et les
ilée, ‘on le voit, contient en germe le matérialisme et se trouve très en barmonie avec ses prétentions.