‹ Philosophie et religion [microforme]Chapitre 44 sur 103 · LE MONDE · texte numérisé non relu

LE MONDE

Après avoir affirmé l’impuissance de la raieon hu Connaitre avec certitude et Dour démontrer et les attributs de Dieu et de l’âme, le fondateur du critieisme Nous montre cette raison souinise à une foule de Contradictions,

lorsqu'il s’agit de connaître et d'établir la nature et les attributs

de l'univers, De là ses quatre Anlinomieg fondamentales sur le

monde, qui se l'ApPportent aux Aüatre catégories primitives : quantité, qualité, relation, modalité,

(a) Première Antinomie

La raison nous dit, d’ finie, parce que l'instant D

imaine pour l'existence, la nature

UD côté, que la durée de l'univers est résent est impossible si on le suppose p écédé d’une série infinie, sans CoMpter que dans cette hypothèse, il ÿ aura une durée infinie, celle daujourd’hoi moindre qu’une autre durée infinie, celle de demain, D'un autre côté, la même

nous dit que la durée de l’univers doit être infinie autrement

raison : s’ilen était eurement au monde, ue » CE qui est impossible, ce qui supédé le monde, hypothèse absoiu-

durée vide, sans Chose qui dure

Cette étendue doit univers est un tout Coinposé de parties à que des parties finies he peuvent composer un tout infini. D’autr: Part, l’étendue du monde, ou, À tout le moins, l’espace qu’il occupe doit être infini, parce que, s’il en était autrement, il y aurait un espace vide, attendu qu'en dehors du

monde et à côté de lui nous concevons toujours nn espace sans limites,

(b) Seconde antinomie.,

L'univers considéré dans sa Qualité est aussi plein de contra.

distincte du Corps indépendante de Joi Kant va plus loin : il va jusqu'à e le sujet de la Peusée soit le monde ma.

et inconnu Qui agit sur les sens et duquel représentations sensibles : cette

contemporain

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dictions, Les premiers éléments d’un tout doivent être simples et indivisibles ; s’il en était autrement ils ne seraient pas les pre. miers. L'univers étant un tout doit donc être composé d’atomes simples, Mais à cette thèse s'oppose la divisibilité infinie de la matière, car si celle-ci est divisible éx tnfinitum, à fortiori cela est vrai de l'univers et en tout cas on ne pourrait jamais arriver À des éléments absolument simples et véritablement primitifs, (c) Troisième antinomie,

© La raison nous dit que tous les phénomènes de l’anivers s’accomplissent conformément à des lois nécessaires et fatales, de telle sorte que le phénomène A est la Conséquence nécessaire du Phénomène B, et ainsi de suite.

Si l'on suppose infinie la série des causes nécessaires pour la production du phénomène A, cela ne pourrait avoir lieu (infnitum non potest pertranviré) : il faut donc arriver À une cause pre. wière qui ne soit pas déterminée et nécessitée par une autre, ou, ce qui revient au même, à une cause libre, indépendante de l’ensemble des causes nécessaires. Mais cette thèse est détruite par l’antithèse suivante : l'existence d’une cause libre implique con. W'adictiou, Cette cause libre que l’on suppose pour expliquer la série des phénomènes nécessaires, de l'univers, doit préexister à ses effets et renferme par conséquent deux moments : le moment À, où elle ne produit pas encore le premier effet, et le moment B, où elle commence à le produire: done il est nécessaire ou de supposer une autre cause qui détermine la transition de l'état À à l'état B, ou il faut admettre deux états successifs sans indiquer une cause de leur existence et de leur différence.

Dans ces antinomies, comme dans la quatrième, qui a trait à la catégorie de la modalité, l’auteur de 1a Critique de la raison pure montre une mince connaissance des lois du ra‘sonnement, et üne grande inexactitude d'idées. Ii n’est pas nécessaire de beau. Coup réfléchir pour s’appercevoir que ses fameuses antinomiés sont fon ls, en grande partie, sur la confusion de la pensée pure avec les représentations de l'imagination (antinomie de la quantité,) soit sur la confusion des parties physiques, avec les parties mathématiques, et de la divisibilité indéfinie avec la divisibilité infinie (antinomie de la qualité), soit enfin sur une grande inexactitude d'idées par rapport © Dieu, acte pur, et à &es attributs, et aussi par rapport à la création, action libre ad extre ‘tinomies de

relation et de modalité, )

fini et contingent, En réalité, les antinomies de Kant sont : peu dignes de Ja Profondeur et de 1n pénétration de son génie, et on ne peut les expliquer que par son désir d'établir

À posteriori et d'appuyer sur des exemples sa grande

thèse sceptico-idénliste.”

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