DIEU
lo En réponse au premeir nous de dire que Saint T gique comme preuve La preuve cosmolog
Paralogisme de Kant, contentonshomas n’amène jamais la preuve ontolo- Apodictique, c’est.à dire absolument probante, ique est au contraire la plus grande preuve, ceile qu’il affirme être la plus évidente et la plus irrésistible,
20 Donc, établissons cette seconde preuve également rejetée par Kant. Pour cela il faut lui prouver avec Saint Thomas qu’u- 1e Cause contingente en appelle une nécessaire. que qui dit contingent dit non néce
re dit qui n’est pas à lui-même sor même son être,
Pourquoi ; parce ssaire et qui dit non nécessai.
être, S'il n’est pas à luiil faut donc qu’il le tienne hie et nune d’un autre. Quel est cet autre ? son père? Non assurém
ent; car son père peut cesser d
être sans qu'il cesse lui. même déêtre et C’est donc ainsi qu’il faut répondre à Kant, caril peut, en effet, sans pécher contre la logique, remonter à l'infini dans la série des êtres Contingents. Il faut le prendre à n'importe quel individu de la série et Ini demander si cet individu est À lui-même son être et son mouvement ; est.il à lui-même son être ? non; s’ilétait à lui-même son être, il ne cesserait jamais d’être, il ne pourrait pas même perdre son être ; car ce serait Contradiction dans les ter. mes qu’un être nécessaire puisse cesser d’être, II faut donc l’a. mener au hicet nüuncC ; sans cela il nous échappe, puisqu'il est fort possible de concevoir une série indéfinie de causes et d'effets sans arriver à une cause première, C’est pour cela que Saint
d'exister.
dans ses relations avec l'univers, être
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nivers, être it sont ‘ peu ‘nie, et on steriori et -idéaliste,’
pntentons.
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son père l’exister.
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—]117 - Thomas se garde bien de vouloir prouver par la (1) raison qne le monde a dû avoir un commencements “Sola fide tenetur, aflrmet-il, et re demonstrative probari non potest. Puis comme pour nous mettre en garde <ontre cette manie de ceux qui, pour vouloir trop prouver, ne prouvent rien, # ajoute un peu plus loin: ‘*Kt hoc utile est” Ne forte aliquis, quod fidei est, Cemonstrare praesnmens rationes non necessarias, quæ præbeant materiam irridendi infideli'us existimantibus pos propter hujusmodi rationes credere Qquæ fidei sunt.”
N'allons pas faire rire de nous en donnant pour preuve ce qui ne prouve pas, en niant la possibilité d’une série indéfinie de Contingente par la première poule et le premier œuf, Cette preuve de cause à effet est une preuve tirée des causes accidentelles, et, en admettant la génération périodique, on y échappe complètement Il en est de même pour l’homme par la métempsycose, (pourvu,bien entendu, qu'à chaque période ce nombre déterminé d’âmes, revienne). En élargissant les cadres, et en appliquant l’hypothèse au système de l’évolation des mondes de Herbert Spencer, si cette évolution est périodique, si c’est le mouvement circulaire ne finissant sa période que pour la recommencer, nous aurons
des
() Nous savons fort bien être en contradiction, ici, avec un grand nombre de philosophes; mais en philosophie le nombre n’est rien, ce sont les raisons qui importent. Nous croyons avoir pour nous de bonnes raisons, sans compter les plus hautes autorités qu'on puisse fournir en Pareille matière, Aristote, Platon, St Augustin, Albert le Grand et St Thomas. Aristote en parle longuement dans ses physiques liv. VIII.
Platon semble dire le contraire dans le Timée; mais il a été généralement commenté en notre sens par ses disciples, soit contemporains (Aristote-
. Du Ciel, liv III,) soit postérieurs (St Augustin, Cité de Dieu, liv. X,
ch, 31.) nt
beau taire, mous ue Pourrons jamais leur prouver, (1) au nom de la raison, que le monde a commencé. Mais no@s pouvons et de: vons leur démontrer, étant donnée leur théorie, l'existence et la nécessité d’un premier moteur per se de ces mouvements, c’est, après leurs avoir fait assigner, de cette grande évolution du monde, une stade, une étupe quelconque, partir de ce hic et nunc, assigné pareux, et leur Prouver la nécessité d’un premier moteur per- #e, Cause essentielle et continuelle de tout ‘nouvement. Pour établir cette vérité il suftitde voir dans Saint Thomas, Somme Théologique, Ia Pars qe art, IIL la preuve par le mouvement ; car il suflit de prouver avec Aristote et Safht Thomas :
10 Que tout ce qui se meut est mû par un autre et 2oque dans les moteurs et les mobiles il est impossible de remonter à l'infini, mais qu’il faut nécessairement arriver À un premier moteur immobile. 30 Le troisième paralogisme affirmé par Kant et qu'il uous faut Creme 1éfuter, c’est qu'en admettant même qu’on pô inférer l'exis teuve d’une cause nécessaire, on ne pourrait pas inférer l’existence de Dieu, c’est-à-dire d’un être persounel, distinct du monde, intelligent et créuteur libre de l'univers,
Cette preuve offre de réelles difficultés,
10 Il est évident en etret que Dieu, en créant le monde, créa quelque chose distinct de lui-même. Or si le monde est distinct de lui, il n’est ps lui, Donc Dieu n’est pas infini.
20 Nous ne pouvons, comme le panthéiste, faire de ce monde fini une partie de l'infini. Done admettons l'évidence et tâ-
chons d'expliquer comment ça ne répugne pas à la raison. Procédons par ordre.
(1) (Boece De Consolatione.)
Albert le Grand, (Thèse VIII Phys., Pars Ia, ch. XIII.) Après avoir donné une raison probable en faveur de la nouveauté du monde, ajoute : ‘Nec tamen dicimus quod sit demonstratio, nec putamus demonstrabile esse unum velalternm.” St. Thomas, en s'en tenant à la pure raison a toujours considéré cornme hypothése essentiellement discutable celle du commencement du mon davs le temps. À ceux qui prétendent apporter le secours de la raison sci, “4°: de ‘‘‘émonstration rigoureuse” a l’appui de cette vérité qui est 1 8ité uv foi, Saint Thomas répond par ces tières paroles: Qu'ils 8: FSprv nt one ceux-là <a des raisons qui leur semblent suffire; quant & m1, : *e aeule chose tue suffit: la foi du Christ
(Maneant {gitur ipsi in rationibus quas putant sufticere, mihi autem solum suflicit fides Christi).
nom de is et de:
e et la , c’est, lu mon- IC, assieur perétablir l'héolo- 3; car il
lans les ii, mais mobile, s faut r l’exis
l’exisnonde,
P, créa istinct
monet tâ-
s avoir joute :
trabile ison a lle du porter a l’apar Ces i leur Christ solum
ji
10 1l est prouvé par l'expérience et même évident de soi qne le monde existe ; c'est un fait dont nul ne peut douter, De plus il est démontré que le monde, par le fait même qu'il est matériel c'est-à-dire composé de parties, n’est et ne peut être infini,
Il est également démontré que ce monde fini n’est pas À lui. même son être et qu’il le tient d’un autre être existant par soi et cause de tous les êtres ;(Pars 1a, quæstio IE, art, LIL, jet de plus que cette Cause première, par le fait même qu'elle est prima causa in genere entis, doit être avte pur, c'est-à-dire actus irreceptus (Paris prima, quæstio LIL art, 3 et 4,(etinfinitus (Pars prima: quaestio VIla). Donc, il est manifeste d’une part que le monde n'est pas infini, et de l’autre que Dieu est infini ;
monde n’est pas Dieu, mais de Dieu qui en est lac et absolument distincte,
de plus que le ause nécessaire
20 De ce que nous ne pouvons pas concilier ces deux propositions, avons-nous le droit de les rejeter l’une et l’autre com. me douteuses? Evideniment non, Dans cette question comme dans celle du libre arbitre et dans tant d’autres qui aboutissent au mystère, il faut se rendre à l'évidence et rejeter l'énigme du côté da Dieu, intelligence suprême, qui seul ayant tout fuit librement, trouve par là même moyen de tout co:cilier. Rejetant l’absurde nous sauvons la raison et cela nous suffit ; quant aux mystères, laissons à Dieu la tâche bien facile de se les expliquer, D'’ail. leurs il y a entre le mystère et l’absurde une différence immense ; dans J’absurde on saisit soi-même la contradiction, on s'en rend parfaitement compte; dans le mystère, il y a absence de conciliation, ilest vrai, mais il Y à aussi absence de contradiction, et cela suffit pour sauver la raison et ne pas donner dans le non sens, Dans cette présente question, il faut ou bien admettre avec les- panthéistes que ce monde Jini n’est qu’une partie de l'infini et tomber ainsi dans absurde, car l'infini étont indivisi. ble et partant susceptible ni d'augmentation, puisqu'il est l'infini, le sans limites, ni de diminution, puisqu'il est l’indivisible, le sans parties ; ou bien admettre avec tout homme sensé, que le monde fini est distinct de l’Infini, sans ponvoir concilier les deux, mais sans tomber non plus dans l'absurde. Pour qu'il y eut contradiction manifeste, il faudrait d’abord connaître les deux ter. nes. Nous aurons beau faire, l'infini nous échappe. Comment dès lors prouver qu’il y a contradiction entre deux termes don:
Fun nous dépasse et nous échappe? Ubi nulla cotrparatio possibilis nec proinde ulla contradietio cogitabilis. ‘ Le monde existe et il existe hors de Dieu. Rien ne peut nous faire douter de ces deux importames vérités, parce qu’elles sont établies l’une et l’autre sur des raisons que nous ne pouvons contredire. Tenons-les done pour indubitables, sans pouvoiw jamais en être détournés par la difliculté que nous aurons à Les eon-
eilier,