‹ Philosophie et religion [microforme]Chapitre 47 sur 103 · OU AN PONT “ONF OO · texte numérisé non relu

OU AN PONT “ONF OO

Cependant elie est impuissante à se donner à elle-même son acte, à produire d’elle-même son existence, . puisqu'elle n’est pas à elle-même son être, et que par conséquent, n'étant qu’une pure Potentialité et une pure puissance, elle ne saurait produire son acte.

Il lui faut le secours d’un acte, d’un être —qui soit en acte—

. ce qu’elle est ex puissance. Il faut donc que Dieu ou l’Etre uni-

verselle, qui est tout acte, vienne à son aide, se baisse vers elle et lui communique la vie, la fasse participer À cette existence universelle, à cette exubérance d’actuativn et de vie, qui est lui-même, et lui fasse ainsi le don infiniment précieux de sou être, de sa proprè existence.

C’est ainsi, pour employer le langage de l’école, que l'être universelle 20 passe à l’être universel 10, ou en d’autres termes, que l’être d'essence passe à l'être d'existence, il lui faut la communication de Dieu, acte universel dans l’universalité de son acte et de son existence,

Le peut-il? L’existence universelle peut-elle ainsi se dédoubler? Evidemment non. ‘‘Quia esse subsistens non potest esse nisiunum” Car qui dit deux dit non univeisel c’est-à-dire non ‘‘unum versus alia.” Peut-elle au moins se confondre avec l’essence, cette existence? Pas davantage ! Ce serait avouer par le fait même qu’elle n’est pas universelle,

Cependant la communication existe, elle est palpable, évidente, puisque tous les êtres sont là existants sous nos yeux, puisque nous sommes nous mêmes une portion de cette ‘existence.

‘Voici enfin la solution :

La communication existe, il est vrai, et si elle existe, c’est que l’être universel s’est communiqué, c’est qu’il a trouvé moyen de se communiquer, non pas à l’état d’universel, mais en se ‘‘dissé. ‘quant- par morceaux.”

C’est ainsi que ‘les essences” le recevront, mais non ‘‘‘l’essente”. Chaque essence reçoit séparément son existence, qu’il tient directement de Dieu être universelle qui, en se communiquant ainsi, demeure toujours universel, c’est-à-dire uhus versus infinita. Dans ce sens l'effet étant universel, ressemblera nécessairement à la source d’où il émane. Universel dans la ligne d'essence, il ne saurait l'être dans ja ligne d’existence et de perfection, car Dieu seul, acte universel, puisqu'il :est acte pur, est à lui-même

fonte existence et toute perfection. Cela suffit pour montrer à M. Hégel que l'homme, tout parfait qu’ilest ne saurait être ur Dieu. Hélas ! it n’auraït ew qu’à réfféchir um peu et à s’examinerr

attentivement lui: même pour eonstater qu'il portait eomme nous la cicatrice de l’indigence de son prigine,

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Ad evidentiam horur seite, ait Caÿetanus, quod magne dif- du

ferentia est inter aliquem effectum, et seipsum eum conditione per na

se primo.” Valde enim distant A fit à Bet A per se primo fit à B. LE

In primo easu signifieat solum qued À fit, et in seeundo gued per ‘à se primo fit. Unde hare dno, esse fit, et esse per se 1o ft, distant plus qua eoelum et terra ; in primo samaue sigaificatur tan-

tum quod esse terminat factionem, in seeundo vero quod terminat. éta

et modus go terminat. siè

Eas io quantum ens simpliciter, fit a Deo,scilicet a eansa per de

se 16, in quantum hoc veltale, fit a eausâ 24, scilieet à génerante d

fabricante. tat

Pour que sa démonstration soit plus complète, Cajetant nous eu:

montre pourquoi nul être eréé, pas même nn ange, ne saurait pro- 4

duire urre action créatrice : parce que dit-il, l’acte créateur exige à “a

une vertu infinie non pas dans son opération, maïs dans son mode l'e:

d'opération ‘non ratione fucti, sed ratione modi faciendi.” co!

En voieila démonstration : rig

À actus finitus. X Potentia finita - m effectus, £nitus cet

10 A PT IT ds re .

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. @A infinitus XL infinita - m effectus finitus. Soi

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Par cet exemple tiré des mathématiques Cajetan nous mor. on

tre clairement comment la création d’un effet fini, si petit soit.ir, al

exige l'opération d’un ‘acte infini.”

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