PREUVE PSYCHOLOGIQUE
La forme ou le fait religieux n’est que l’expression variée du sentiment qui lui correspond,
Ce sentiment, sous les deux forines de croyance et d’espéranez:, à 80n origine dans la nature même de nos facultés supérieures, intelligence et volonté, esprit et cœur, qui tous deux jouissent, quant à leur objet, d'une certaine infinité : ‘*Habent quamdam iofinitatem”’, dit St. Thoinas.
N'en déplaise aux matérialistes et aux positivistes, nous ne sommes pas de ceux qui ne vivent que de pain, On peut rassasier la bête avec du paia, l’hymme charnel en lui donnant, com. me aux Romains, du pain et des jeux, nunem et circenses, Mais qu'est-ce qui rassasiera l’hom ne spirituel qui a faim et soif de vérité et d’immortalité, l’homine qui est épris de la passion du beau, du grand, de l'infini et du divin? Les choses finies comme riches. ses, joie, puissance, gloire, science, et même vertu, pourrontelles le rassasier ? Il vaudrait autant dire qu’on soulage un malade où un crucifié en jouant la comédie devant lui, Non, l'infini seul peut l’apuiser ; et si on ne peut lui donner l'infini, il est mieux de le laisser tout entier à sa douleur et de respecter ses souffrances; ce serait auginenter son tourment que de mêler des rires À ses pleurs, Qui n’a pas sevti, à certaines heures, cette faim su- Llime n’est pas né à la vie de l'homme ; ‘il n'est pas de ceux qui crient avec l’apôtre : Cupio dissol\i et esse cum Clhristo, Pour-
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Crucifixus est et €80 mundo, parce que autant le mor
ide m'est à charge par Autant je le fatigue moi.
ses étourder
ies et ses bases jouissances même par mes austérités et mes tr'istesses ; je suis mort au monde et que le monde ne ti d’habiter avec les morts,
Il n’est pas uécessaire d'être observateur Compte de cette maladie sacrée qui tourmeate que l'on est impuissant à guérir en lui disant : fait pour toi, habitante de la terre, tu es faite Pour elle, Ona eu beau matérialiser son esprit et mettre un voile sur pour l’empêcher de regarder le ciel, notre humanité to mentée par le surnaturel et éprise du divin, jadis un illustre poëte: (11
‘Je ne puis; mal
€n Un mot, parce que ‘ouve pas son blaisi:
» Pour s’être rendu notre humanité, et le ciel n’est pas
ses yeux ujours tour.
s’est écriée Comme
gré moi l'infini me tourmente, Et, quoiqu’on en ait dit, ma raison s’épouvante De ne pas le Comprendre et pourtant de le voir,” Il est évident que ce besoin de l'infini de notre être, Quoiqu'on fasse l'humanité, soin irrésistible, ira toujours demander au su gion la solution des grands problèmes de sa
tient au plus intime Poussée par un be.
lnaturel et à la reli.
destinée,