A. POINT DE VUE SOCIAL
(a) La “coexistence” nelles et de formes seientifiques chez le est une preuve qu’elles peuvent vi s’absorber ou se nuire. Chez les Gr philosophie on constate une religion de et Cependant pratiquée Par une race intelligente et éelairée:; ce fait prouve que le peuple ne saurait se passer de religion si absurde
soit-elle. La nation est religieuse ; elle ne saurait être seulement philosophique,
gieuse de l’humanité contre le dogmatisme scientifique, toutes les fois que celui-ci a menacé d’accapares
élément Vital de la reli- (1) Alfred de Musset. à
gion, C’est un fait de tous les siè
cles ; aujourd'hui, comme dans le passé, l'élément religieux m
anifeste la plus grande répulsion pour le dogmatisme scientifique lorsqu'il se pose en révélateur et menace d'absorber l’élément surnaturel ou divin. Pourquoi les Grecs ont-ils condamné Socrate à Loire la ciguë sinon parce qu’on l’accusait d'avoir blasphémé les dieux. Au moyen-âge, la philosophie arabe, si florissante à Cordoue et à Bagdad, inspira aux dévots du Coran la plus grande terreur et la plus grande haine, Dans Ja crainte de quelqu’empiétement, ils ne cessèrent de Ini faire une guerre acharnée, On rapporte même qu'Averroès lear plus grand philosophe, pour protester de sa foi, fut condamné par Île calife Almanzar à s’agenouiller à la porte de la grande mosquée de Cordoue pour y recevoir, à la sortie de la foule, les crachats de tous les fidèles sectateurs de l’Is. lam.
(c) Enfin la preuve la plus éclatante que la philosophie est impuissante À satisfaire l’idée religieuse et À renverser le suprarationnel, c’est la victoire du christianisme sur la philosophie, en plein milieu de la plus haute Civilisation, immédiatement après la plus brillante explosion philosophique qui ait jamais illuminé le monde. Lequel des deux l’a emporté, de cette brillante sagesse ou de l’austère folie de la croix? J'aurais compris sa victoire si elle avait, comme le Paganisme, proné l’insubordination et le libertinage, Mais lorsque je la vois se dresser devant l'humanité et marcher à l’encontre de tout ce qui touche le plus anx instincts et au cœur de l’homme, préchant l'humilité à l’orgueilleux, la continence au libertin et les souffrancee au jouisseur, j'avoue que son œuvre me dépasse et que je n’y comprends plus rien,