PREUVE D’EXPERIENCE
L'expérience vient à notre aide et nous démontre l’impossibi.
s de la raison.
Il ya déjà longtemps que l’impuissance du rationalisme, à
Dans l’antiquité nous remarquons
deux grandes tertatives, L'une avait
ver Gomplètem nt à la religion son élém sidérait la chose impossible)
pour bat, non pas d'enle.
ent surnaturel, (elle con-
. Mais de la rationaliser dans la me-
sure du possible, L'autre visait plus loin et voulait, comme les libres penseurs du dix-neuvième siècle, en supprimer la forme surbaturelle et la rendre purement scientifique, ‘
La première fut celle des néoplatoniciens d'Alexandrie,
Quelques philosophes Juifs d'Alexandrie, très versés dans la Connaissance de la philosophie grecque si répandue alors en Egypte, grâce à l'influence de cette Cité alo: Hellénique, tentèrent d’harmoniser les dogmes judaïques avec la philosophie de Platon. Cette entreprise qui échoua complètement n'en fut pas moins la plus gigantesque et la plus habilement conduite contre le surnsturel,
L'école d'Alexandrie avait d’abord réussi à réunir dans un vaste éclectisme tontes les doctrines de spiritualisine et de morale élevée qu'avait produites la science grecque. ‘La subtile dialectique de l’école d’Elée, la Théodicée de Platon moins nuageuse et plus accessible à l'intelligence humaine, la métaphysique solide et raisonnée d’Aristote, toutes ces formes diverses de la pensée grecque, parties d’une inspiration Commune vers l’infili mais longtemps séparées par des querelles d'école, Plotin et ses disciples avaient entrepris de les pacifier par une ingénieuse conciliation. Ils avaient poursuivi cette tentative de paix À tous les degrés de la science depuis l'analyse des facultés de l’âme jusqu’à la description de la nature de Dieu. Leur Dieu triple et un, pâle contrefaçon de la Trinité chrétienne, résumait dans sa multiple nature les trois fornies que la Grèce avait fait prendre à l’idée de Dieu, l’abstraite-unité de Parménide, le Démiurge de Timée et le moteur immobile du philosophe de Stagyre. A l'ombre de cette union plus nominale que réelle, les diverses sectes philosophiques avaient momentanément posé les armes; et bientôt réunies plus efficacement encore Par une haine commune, elles avaient tourné
contre le christianisme vaiuqueur leurs forces trop longtemps épuisées par des luttes intestines.”
Leur plan était de réunir toutes les religions en une seule et de faire dans le domaine du surnaturel ce qui leur avait si bien réussi dans le domaine de la raison. Mais si leur tentative réus. sit en philosophie, elle échoua complètement en Religion.
‘8 Capitale du monde
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Vers l1 même époque, Julien l’Apostat tentait mais sans résultat, la restauration du Piganisme expirant, en en chassant la plupart des dieux, et en le renfermant dans les strictes limites de la raison,
Les rationalistes Contemporains ont-ils mieux rêns si ? Parmi les nombreux inauguratenrs de religions philosophiques, il nous sufit dé citer les noms de Jules Simon, Kant, Hegel, Auguste Comte et son fervent disciple Littré, pour rappeler autant de tentatives malbeureuses qui, Comme tant d’autres de ce genre, de. vaient aboutir À l’uvortement et au ridicile. Ces auteurs ont fait preuve de talent ; c’est tout ce qu’ils voulaient d’ailleurs, et tout
ce qu’on pouvait attendre d'eux. Quant aux résultats pratiques, ils ont été nuls.