CON ENANCE DE LA REVELATION
(a) CONVENANCE DU COTE DE L'INTELLIGENCE
Dieu étant l'être infini, est par le fait l’infiniment connaissa . ble, Toujours et en toutes choses le moins parfait se règle d’a. près le plus parfait et en suit la loi, Dans notre mode de percevoir, loin de nous aseimiler aux choses en nous abaissant jusqu’à elles, nous nous les assinilons en les élevant jusqu'à nous, en les inmatériaiisant et les spiritualisant en quelque sorte, Puisque le Moins parfait suit les lois du plus parfait, il est du moïns convenab'e que le surnaturel ge communique à nous d’une façon surnaturelle, et qu’au lieu de s’abaisser jusqu’à nous il nous élève jusqu’à lui,
L'intelligence peut atteindre l’essence divine elle-même ; d’un autre côté, elle l’atteint de fait dans ses effets, mais entre l'essence d’un étre et ses effets, il y à une distance immense. Il est bien différent de posséder sou frère ou son ami dans une photographie et de le posséder réellement en personne. Ici la différence de l’objet d'intelligence est encore plus grande,
En effet, dans ie premier cas, nous avons au moins une image de notre ami, c’est-à-dire une image de la réalité, tandis que dans le second, entre Je Créateur et la créature (l’homme excepté) nous n’avons pas cette image, mais un simple vestige, Etant dounée’la perfection infinie de l’objet divin, il tient à la perfection même de son être de se Cominuniquer à nous de la manière la plus parfaite et la plus complète possible, C’est précisément ce qu'il fait dans la révélation ; il se révèle À nous directement et non par ses créatures.
Voilà ce qui fait la noblesse de la vérité, objet de notre intelligence, ou plutôt qu’il s’agisse de Ja volonté ou de l'intelligen. ce, l'objet est toujours le même, seulement dans un cas nous le
possédons comine vrai tandis que dans J'autre nous le possédous comine bou,
(b}j DU COTE DE LA VOLONTE
Il en est de la volonté comme de Fintelligence : elle désire
elle aussi posséder sun objet dans la plus grande étendue possi-
euir tott-