CHAPITRE XXX. — CRITERIUM OE TICO
donner ces vérités, c'est les connaître et les créer en même temps. Yoilà pourquoi nous possédons en ce cas le genre ou là forme selon laquelle nous agissons. » {Ibid. 3.)
Il m'est impossible de rien trouver là contre le scepticisme ; supposons le principe de causalité généralement admis, ce qui est inexact, que tirer de ce principe, en admettant pour critérium unique Tœu- Treméme de Tentendement qui doit s'en servir? Si la causalité est le seul critérium, que devient Tiiltelligence? Dans l'ordre des effets, elle ne peut aller au delà de ceux qu'elle produit; dans l'ordre des causes, elle ne peut descendre plus profondément qu'elle-même, sans trouver aussitôt la cause à laquelle elle doit l'existence. Donc, la victoire reste au scepticisme; la connaissance se renferme dans le monde intérieur, dans le monde des apparences. Que si l'on veut en sortir, on se heurte contre l'obstacle du critérium unique, l'entendement ne connaît que ce quil a fait. Plus de réalités; nous en sommes séparés par un abîme. Le monde est comme s'il n'existait point. Cette loi s'appliquant à toutes les intelligences, seule, la cause première pourra connaître les réalités sensibles.
Conséquences inévitables du système de Vico : le doute absolu. Étrange moyen de combattre le scepticisme !