CHAP. V. — UNE HYPOTHÈSE IDÉALISTE
30. II snit de là deux choses : 1" que le second phénomène ne relevait point du premier, considéré comme fait purement interne, puisque ce premier phénomène se produit dans les mômes conditions que précédemment sans amener le second.
T Que le second phénomène ne relève point de ma volonté, puisque celle-ci demeure sans résultat, bien qu'elle n'ait rien perdu de son énergie et de sa décision.
On ne peut douter cependant que les deux phénomènes n'aient un certain rapport entre eux, puisqu'il résulte d'une longue observation que l'un suivait l'autre invariablement. Le hasard ne saurait expliquer cette persistance. Si l'un ne relève point de l'autre^ dans Tordre intérieur, ils doivent avoir, au moins dans l'ordre extérieur, quelque dépendance.
En d'autres termes, et pour nous en tenir au cas présent, la connexion de la première cause avec la seconde, qui produisait le phénomène, a dû s'interrompre, bien que la première ait persévéré. En effet, le tintement ne répondait point au mouvement du cordon, par la raison toute simple qu'on avait enlevé la sonnette. Ceci se comprend, si l'on admet des causes en dehors de ce que l'on nomme sensation ; dans le cas contraire, c'est-à-dire si les sensations ne sont que de simples phénomènes internes, sans rapport avec le monde extérieur, il est impossible de l'expliquer.