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CHAPITRE Tl. ■— SCIENCE TRANSCENDANTALE

contre ce phénomène triple : un fait^ une vérité oh^ jective, un critérium; un fait dans la conscience du moi; une vérité objective dans le rapport nécessaire de la pensée avec l'existence ; un critérium dans la légitimité de l'existence des idées.

On peut jeter à tous les philosophes le défi de raisonner sur un fait, sans appeler à leur aide les vérités idéales. La stérilité du fait de la conscience s'étend à tous les autres faits. Ceci n'est point une conjecture, mais une démonstration rigoureuse. Il n'est qu'une existence qui contienne la raison de toutes les existences ; or , comme nous ne la connaissons point d'une manière immédiate, intuitive, il nous est impossible de trouver une vérité rnelle, origine de tontes les vérités.

69. Allons jusqu'à supposer qu'il existe, dans Tordre de la création, un fait primitif, d'une natare telle, que l'univers ne soit qu'un simple développement de ce fait. Nous n'avons point, pour cela, trouvé la vérité réelle source de toute science. Ce fait ne nous apprendrait rien du monde possible, c'est-à-dire de l'ordre idéal, infiniment plus étendu que le monde des existences finies.

J'admets que le progrès des sciences naturelle» amène la découverte d une loi simple, unique, qui préside au développement de tontes les autres lois, et dont l'application, modifiée selon les circohstancéi, explique les phénomènes nombreux que la science rattache encore à des lois multiples et compliquées. Ce serait là, sans doute, un iomiense progrès dans

Tordre des phénomènes visibles; mais du monde des intelligences, du monde des possibilités, qae saurions-nous ^ ?

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