Si je me suis étendu sur le problème de Tin- I
98 ""VmnH^*^ DB LA CBRTITUDB.
telligibtttté; c*est que, dans ma pensée, il n*a pas moins dUmportancequ€^cehii de rintelligence même, bien qu'on ait coutume* dr le négliger dans les traités de philosophie. Je vais formuler, en propositions elaires et simples, la doctrine précédemment exposée, afin que le lecteur la puisse saisir dans son ensemble ; j'en tirerai certaines conséquences, que nous avons omises, ou que nous n'avons fait qu'effleurer en passant :
L'intelligibilité immédiate n'appartient qu'aux êtres immatériels»
La matière, par elle-même, ne peut être intellij^ible.
Le rapport qui s'établit entre les esprits et les corps, ou la représentation des corps dans l'esprit, ne saurait être un fait d'objectivité pure.
Il faut admettre une autre espèce de rapport, au moyen duquel se puisse expliquer l'union représentûlive du monde des corps et du monde des intelligences.
La représentation objective immédiate suppose l'activité dans l'objet.
La force que possède un objet de se représenter par lui-même aux yeux d'une intelligence suppose dans cet objet la faculté d'agir sur l'intelligence.
Cette faculté d'agir produit nécessairement son effet, et, par conséquent, implique une sorte de supériorité de l'objet sur l'intelligence.
Un être intelligent peut n'être point immédiatement intelligible.