CHAPITRE II. — ÉTAT DE LA QDESn
ne le sait ; il la possédait avant de réfléchir ; il s'étonne qu'elle paisse être on objet de discnsâon. Inutile de Imterroger sar le mode de cette acquisition précieuse. Elle est pour loi comme nn lait à peine distinct de son être. L'esprit s'est déyeloppé, mais les lois de ce développement restent cachées comme celles qui ont présidé à la génération et à Taccroissement des corps.
Ainsi donc, il ne s'agit point, pour la philosophie, de disputer sur le fait de la certitude, mais de Texpliquer. Débuter par le doute universel, c'est s'interdire tonte science; impossible de faire un pas, si nous ne sommes certains de quelque chose. Un scepticisme complet serait la folie, la folie à la plus haute puissance. Plus de communication de l'homme avec rhomme; impossibilité absolue de toute suite coordonnée d'opérations extérieures, de pensées, d'actes de la volonté.
Constatons le fait de la certitude , et n'allons point la démence au seuil même du temple de la
I Tout raisonnement a besoin d'un point d'appui. Ce point d'appui ne peut être qu'un fait. Interne ou externe, idée ou objet, le fait existe; il faut d'abord supposer quelque chose , et ce quelque chose est un lait.
Que diriez-vous de Tanatomiste qui, pour étudier les merveilles du corps humain , brûlerait le cadavre et jetterait ses cendres au vent?