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Mais, dira-t-on, la philosophie conamence donc

10 LIVRE i. — DE LA CERTITUDE.

par une affirmation et non par l'examen? Oui, il en est ainsi : vérité féconde qui fertoe la porte à bien des sophismes et qui va répandre des flots de Itimière sur la théorie de la certitude.

Penser, c'est affirmer, n'affiniiât-on que le doute ; raisonner, c'est affirmer Tenchalnement des idées, c'est-à-dire le monde logique tout entier. Fichte, qui certes n'était point un esprit faible, traitant du point d'appui des connaissances humaines, commence par une affirmation, et il l'avoue avec une franchise qui l'honore. Voici comment il s'exprime à propos de la réflexion dont il fait la base de la philosophie :

(( Les règles auxquelles la réflexion se trouve soumise ne sont pas encore démontrées; on les suppose tacitement admises. A leur origine la plus reculée, elles dérivent d'un principe dont la légitimité ne peut être établie que sous la condition que ces règles elles-mêmes soient justes. C'est un cercle, mais un cercle inévitable dont la supposition, une fois reconnue et franchement avouée , nous permet, afin d'asseoir le principe le plus élevé, de donner créance à toutes les lois de la logique générale. Le chemin où nous allons entrer, avec la réflexion, exige pour point de départ une proposition quelconque , unanimement accordée, sans aucune contradiction. » (Fichte, Doctr. delà science, V^ partie, § 1*'.)

9. La certitude est pour nous une nécessité heureuse; la nature nous l'impose ; les philosophes euxmêmeS hë se peuvent dépouiller de h nature. On

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