‹ Philosophie fondamentaleChapitre 102 sur 165 · LIVRE II. ~ DBS SENSATIONS · texte numérisé non relu

LIVRE II. ~ DBS SENSATIONS

14. Ou ces deux parties  et B seraient simples ou elles ne le seraient point. Simples, que devient le ma-

tcriaiisnic : dire que In sonsalion relève de Torganisme et cependant la placer dans un être simple, n*est-€e pas une contradiction? Le simple exclut toute idée d'organisation ; point d'organisation sans parties organisées. Si Ton admet Texistence de Tètré simple, si l'on place en lui la sensation, rorganisme sera, je le veux, un moyen, une condition indispensable à la réalisation du phénomène, mais il n'en sera pas le sujet. Ce sujet, c'est T^tre simple.

Que si ces parties ne sont pas simples, elles seront composées d'autres parties ; et dans ce cas, mêmes observations que pour les premières; il faut en venir à des êtres simples ou procéder jusqu'à Tinfini. Âdmettez-vous cette progression ? Têtre sensible ne sera plus nn seul être, mais un nombre infini d'êtres ; les difficultés que nous présentaient les deux parties A et B se multiplieront infiniment, cbaque être sensible comprenant non pas un seul être, mais une infinité d'êtres, chaque sensation une infinité de sensations.

15. Ici se présente une difficulté très grave. La matière est incapable de sentir ; Tâme des animaux n^est point matière ; donc elle est esprit, ce que Ton ne peut admettre.

Précisons le sens des mots, la difficulté disparaît. Immatériel n'est pas la même chose qu'esiii it ; tout esprit est immatériel, mais tout être immatériel n'est pas esprit. Immatériel exprime négation de

Ojgitized

Page 1