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CHAPITRE III. LE SOMMEIL ET LA VEILLE

ilu concours de toutes les facultés, soumises à la réflexion qui les étudie et les compare^ en même temps qu'à notre Ubre arbitre ; à notre libre arbitre qui peut les varier, les modifier, les supprimer ou les repro* daire sous mille aspects divers.

Je vois le papier sur lequel j'écris ; je réfléchis sur Tacie que j'appelle voir ; je reprends ou je quitte ma réfleiten, Jerattadie, k mon gré, cette sensation à d'autres sensations, à mille pensées, à mille caprices divers. Ce qui se passe maintenant s'est toujours passé; je l'éprouve toutes les fois que s'accomplit en moi, pendant la veUle, le même ordre de phénomènes.

Mais si je rêve que j'écris, alors même que (c hose rare) les conditions du rêve soient parfsHes, je ne me

sens point dans Texercice simultané de mes facultés ; je ne réfléchis point sur l'état où je me trouve; je n'ai pas une conscience entière de ce que je fais ; je ne suis pas en pleine possession de moi-même, de cette lumière vive, claire qui, dans Tautre état, inondait tous mes actes et les objets de mes actes. Éveillé, je p^se à ce que j*ai fait, à ce que je fais, à ce que je ferai. Je me rappelle mes rêves ; je les juge et les qualifie; je les compare avec Tordre, avec la suite rationnelle des phfoomènes qui s'otbrent à moi durant la veille. Dans le rôve rien de tout cela. Peutêtre la sensation sera4-elle aussi claire, aussi vive, mais ma volonté n'y est pour rien. L'impression est isolée, c'est l'acte d'une seule faculté sans comparaison fixe et constante ; bien plus, le phénomène n'a

SI 4 tlVKE II. — DES SENSATIONS.

qu'une dorée très eofrarte; je perds bientôt la conscience de mon être, ou j'entre dans un état nouveau, je m'éveille, te m'éveille, et des i^bénomèMi clairs, lucides, connus, se reproduisent en moi ; ces phénomènes supportent l'examen de la raison qui les compare oitre an et avec ceux qui tas ont précédés. Donc, indépendamment de toute idée du monde extérienr, nous disiîDgaoïi» avec eertituile las dcn ordres de phénomènes compris dans ces mots : le njfs et la tmile.

Dme argser, conlre la eerUInde de nos connais* sauces, de la diiiieuUé que nous épranvona à di^ tinguer la veille du sommeil, n'est qu'un soplname sans valeur, puisque le fait sur lequel il s'af^ie esl eompl^eoient fuix. Loin de croire à rimpnwiilis Uté de disUngner philMophifiiemeflt ees deux états, jTesc affirmer que la différence qu ils présentent est un des âiits ks pins dain efcks mienc eesisÉatés de notre nature.

Cette vérité iàm toUîe, et w^poimit que perwmui ne nous deraandcva de piûover que les sensations du réve ne relèvent point des objets extérieurs^ ^ que partant eiàm ne peuvent éke inveqnées eamtte osoyena d'arriver au vrai, nous passons h une question plua importante et qui oftre ans» pins de dtiifwirés»

CflAP. iV. — JLi^ bfc.\SAf iO.NS ET LE NONDJà EXIEBNE. HH

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