LIVBB II. — DES SENSATIONS
le cordon. Je recommence en vain le mouvement ; la cloche reste muette. Hier un phénomène produisait l'autre; pourquoi n*en esl-il plus de uume aujourd'hui? Rien en moi n'est changé; j'éprouve le pre* mici phénomène , avec la même clarté, la même tIvacité; pourquoi le second ne se produit-il pas ? L'acte de volonté que j'exerce est efficace comme il l'était naguère ; comment se fait-il que cette volonté soit impuissante î
3û . Il suit de là deux choses : i"" que le second phénomène ne relevait point du premier^ considéré comme fait purement interne, puisque ce premier phénomène se produit dans les mêmes conditions que précédemment sans amener le second.
Que le second phénomène ne relève point de ma volonté , puisque celle-ci demeure sans résultat, bien qu'elle n'ait rien perdu de son énergie et de sa décision.
On ne peut douter, cependant, que les deux phénomènes n'aient un certain rapport entre eux, puisqu'il résulte, d'une longue observation , que l'un suivait Fautre invariablement. Le hasard ne saurait expliquer celte persistance. Si Tun ne relève point de Fauhre, dans Tordre intérieur, ils doivent avoir, au moins dans Tordre extérieur, quelque dépendance.
£n d'autres termes, et pour nous en tenir au cas présent, la connexion de la première cause avec la seconde, qui produisait le phénomène, a dû s'interrompre, bien que la première ait persévéré. En effet, le tintement ne répondait point au mouvement du
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cordon, par la raison toute simple qu'on avaii enlevé h flonnette. Ceci se comprend, si l'on admet des causes en dehors de ce que l'on nomme sensation ; im le cas contraire, c'est-à-dire si les sensations ne sont que de simples phénomènes internes, sans rapport avec le monde extérieur, il est imposâiJi)le de l'expliquer.