‹ Philosophie fondamentaleChapitre 112 sur 165 · CHAPITRE VI. — CAUSE EXTERHU Ott SfiNSATrOFTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — CAUSE EXTERHU Ott SfiNSATrOFTS

établir sur des arguments pris dans la oafui^ même du siqet. Or, cette démouetratioa ne me eemble pas impossible ; je vais l'essayer.

34. Nos seusatioos ne sont pas immitUmiemmêi le produit d'une cause libre. L'être qui les éprouve comme celui qui les détermine, sont soumis à des Jois fixes et nécessaires. H est certain qu'en nous plaçant dans certaines conditions, nous ne pouvons pas ne pes éprouver une sensation déterminée ; il est encore oertain» qu'en dehors de ces conditions, la sensation cesse de se produire ; ce qui prouve que nous sommes soumis, en même temps que Tobjet qui produit en nous la sensation, aux lois de la nécessité. Sans eela, point de sensaticm, même avec les cbuAtiotis voulues pour la produire. En effet, la cause de nos sensations se trouvant affranchie de toute loi, el^ si Ton peut s'exprima ainsi, ne relevant que de sa Tolooté, il arriverait, à chaque instant, que notre vo^ loalé se heurterait contre la sienne»

A|>rès avoir éprouvé la sensation que produit sur nos yeux le contact d'un corps opaque, nous sommes plongés dans les ténèbres; il nous devient impossible de produire la sensation que nous nommons coir. Si cette première sensation cesse, c'est'^à'^tre si t*on enlève le corps opaque qui nous cache le jour, il nous devient impossible de ne pas éproirrer aussitôt la sensation de la vue. En cela nous somuies donc soumis à la nécessité ; mais la cause de nos sensations , quelle qu'elle soit, est soumise à une nécessite aem- UaUe, puisqu il dépend de nous de Mre cesser li^

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