CHAPITRE VII. OBJECTIVITÉ IUBS MHSA710HS, SSQ
lui-même; n'y sert point directement, et ne nous mène au résultat cherché qu'en déterminant un nouveau phénomène. Quel rapport y a-t-il, par exe™ pie, entre Taction de soulever un j ideau et la vue d'un magnifique paysage ? Dans ce cas, il ne s'agit point du rapport des objets avec la sensation, mais du rapport que ces objets ont entre eux; leur connexité voUà ce qui nous engage à nous servir de Vm pour obtenir l'autre.
Donc il est en dehors de nous un ensemble d'êtres soumis à des lois fixes, soit relativement à nos sensations, soit entre eux ; donc le monde interne qui nous représente cet ensemble n'est pas une pure illusion.
CILIPITRE Vn.
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37 . Le monde externe est-il tel qu*on croit le voir? Ces êtres auxquels nous donnons le nom de cortis et qui produisent en nous les sensations, sont-ils, en réalité, ce qu'ils paraissent 2 En prouvant l'existence de ces êtres et leur assujettissement nécessaire à des lois constantes, avons-nous prouvé l'existence de la matière î Suffit-il, pour cela, d'avoir établi qu'il existe un ensemble d'êtres externes, en rapport les uns avec les autres et avec nous , au moyen de lois fixes et nécessaires , indépendantes d'eux-mêmes et de nous ?
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38. Nous aiions simplifier la question en la renfermant dans im axemple.
Je vois et je tiens dans ma main une orange. Comme nous venons de le démontrer, je sais qu'il existe un èire externe ayant, en vertu de certaines lois nécessaires, des rapports avec d'autres êtres et avec moimême. Je mis certain que cet être produit en moi dilTérenles impressions; je vois sa couleur, sa forme, sa grosseur ; je perçois l'odeur qu'il répand ; je le yoâte ; je sens, à l'aide du toucher, son poids, son Tolume, sa forme ; mon ouïe est frappée du léger bruit qu'il fait entendre lorsque je l'agite dans ma main.
L'idée de corps est une idée composée ; ainsi ridée orange sera pour moi l'idée d'un être*placé hors de moi, d'un être étendu, coloré, odorant, savoureux. Toutes les fois que ces circonstances se trouveront réunies , c'esl-à-dire toutes les lois que je recevrai d'un objet les mêmes impressions, je dirai que cet objet est une orange.
39. Examinons jusqu'à quel point l'objet correspond aux sensations dont il est la cause.
Eu disant, de ce Irait, qu'il est savoureux, odorant, nous affirmons qu'il produit sur le sens du goût et de l'odorat une impression agréable ; partant , ces deux mots odeur et saveur n'expriment autre chose que la causalité dé ces sensations, attribuée à l'obfet externe : il en est ainsi de iacoulçur; car si, communément, nous transportons cette sensation à l'objet même, nous mettant dans une sorte de contradic-
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