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Deux sens nousdoiiiient,derétendu6,uneoon

naissance cer laine : la vue et le toucher. Nous n'avons pas à rechercher si cette connaissance est une véritable sensation. Gomme je me propose de revenir sur ces matières, je me bornerai maintenant à comparer la vue au toucher, par rapport à la sensation de l'étendue, ou, si i on veut, par rapport à i'idée de rétendue.

Il est évident que l'étendue comme surface et

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comme volume relève du tact; on nesaiiraii ralbseT à ta vue le môme privUége par rapport aux «irfacts ; toute sensation de Uk vue suppose Fexistence d'uo plan; un point sans étendue ne pourrait ae peindre dans te rétin» : ainei^ tout objet qui s'y peint a des parties ; que serait la couleur saiis une Bmrtàob laquelle «tta pàt a'étendra ?

67. Condillac refuse à la vue la faculté de pero^ voir rétendue» mdina coiame aurfiice» Je veia eil^ miner laa niteons aur ieequeUes ce philosophe étaïaît aa doctrine. De la simple lecture des ciiapilMa ^ftyi ff lesqueto aUe est aiposia, il ma aetoble ressortir avec évidence que l'auteur n'était point parfaitement convaincu luinnônie da te vérité des priiMipoa qu'il tentait de (aire prévaloir*

Dans le Traite des Seri^ùmê (jj^emièce fÊKU^ck* Mi) exvmnaist^ueUaa idées un homme sefMMmât former à l'aide delà vue^ulement, il établit que nous di^tingvetisleseouleBra, ptfca qu^eitea nom mmUent for* mer une surface dont nos yeux occupent eux-*méaiès line partie; Fauteur ^euteaussilM : € Notre ati^» jugeant qu'eUeestenmMsetemps plusieurs couleurs, se sentira-t'^e comme une sorte de surface colorée? > Il eat imnd'afertir que, dauaie efatdmtt de GondiilÉc, la statue qu'il imagine n'ayant qu'un seul organe, devrait se croire te senaatieii même, CesMniire qu'elle efoirait être l'odeur, le son, la saveur, selon qfie i'ottie, Todorat ou le pidais éprouveraient te san-* aatiMi. H «Ut de li qoa si la surface faisait partie des eetme(ion§ de la vue, la statue croirait être une sor-

860 Um II. — DES $6JISATiON8»

face colorée. Je n'attaquerai pas Texaclitude de ces observations, ne Youlant me préoccuper que de ce point essentiel : le rapport de la vue avec la surface.

68. Selon Gondillac, la statue ne parviendrait point à se croire une surface colorée; c'est-à-dire que, percevant la couleur, elle ne percevrait pas la surface. Laissons parler le philosophe, il va condamner luimême la doctrine qu'il professe, et nous révéler rincertiiude et la confusion de ses idées. « L'idée de l'étendue suppose la perception de plusieurs choses disiincies les tmes des autres ; cette perception^ nous ne powwm la refuser àla statue, car die sent qu'elle se répète hors d'elle-même, selon le nombre des couleurs qui la modifient. En tant qu'elle est le rouge, elle se sent hors du vert; en tant qu'elle est le vert, elle se sent hors du rouge, et ainsi de suite. » On croira peut-être, qu'en vertu de ces principes, Condillac va conclure que la vue nous donne l'idée de rétendue, puisqu'elle nous fait percevoir les choses les unes hors des autres, et que c'est en cela que cott- ^te ridée de Fétendue. Hais, loin de suivre la voie dans laquelle il était aitré, le philosophe, rompant avec ses principes, change l'état de la question. Voici dans quels termes il continue : c Mais, pour avoir Vidée précise et distincte d'une grandeur, il est nécessaire de voir comment les choses perçues les unes hors des autres s'enchaînent, se terminent mutudlement, et comment, toutes ensemble, elles sont renfermées dans des limites qui les circonscrivent. » C'est, je le répète, changer la question. Il ne s'agit

CHAP. XII. ~ L^Ii>Éfi AS SURFACE PAU LA VUE. 861

point kl d'une idée distincte et précise, mais seulemeni d'oac idée. Il ne s'agit point de savoii quel degré de perfection l'idée de l'étendue est suscepUbie d'atteindre au moyeu de la vue, bien qu'A soit pernus d'affirmer que si cet organe peut, dans l'isoiemeut nous donner Tidée de l'étendue, un exerdce continii de Torgane perfectionnerait cette idée.

69. La statue» selon Condillac, ne se sentirait point limitée parce qu'elle ne connaîtrait rieo hors d'eJJemême. Mais ne vient-il point de nous dire que sa statue croirait être les différentes couleurs; que ces couleurs occupent des places distinctes; que lorsqu'elle serait l'une, elle se sentirait hors de l'autre? et cela seul n'împlique4-il point, non^seulementune limite, mais plusieurs?

Cette oligecUon ne lui avait probablement point

t^happé; car, après avoir demande si le 7noï de sa statue, modifié par une surface de couleur bleue bordée de blanc, ne se croirait pas une couleur bleue limitée, il répond : « A première vue nous inclinerions pour l'affirmative ; mais l'opinion contraire est plus vraisemblable. » Et pourquoi ? « La statue ne se peut sentir étendue par cette surface, qu'en tant que chaque partie la modifie d'une même manière ; chaque partie doit produire la sensation de couleur bleue ; mais si la statue est également modifiée et par un mètre de cette surface et par uuc ligne, elle •ne se peut apercevoir dans cette modification comme telle grandeur plutôt que comme telle autre ; donc elle ne peut s'apercevoir comme grandeur ; donc la I. 21

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«enfution de coideiir n'entratea point aïec elk Tidée d'étendue, d II est facile de le voir, CandiUae mppose id ce que Ton conteste ; la question n'a pas avancé. Selon le phllowphe, lastatae eit modiiée par une ligue comme par uu pied de suri u e colorée ; s'il entend par làqveles deux modifications mni îdenliques sous tous les rapports, il devrait le prouT^r* Ia question roole en effet sur ce point, savoir : si des surfaces de diverses grandeur» produtsant des tomit i o tts différentes. Prétend-il (et c*est le sens que semblent présenter ses parolos) que la senseÉîo& oeauae couleur, et seulement en tant que couleur, est la même dttts un pied qw dans une ligue colorée ï Véi ité incontestable, mais qui ne prouve rien. La seoflfttkmde bleu, en tant que bleu, ne peut évidemment qu'êlre la môme seantloo, malgré la différanee des grandeurs. Mais la couleur resiaut la même, la sensation de laTuese modifie4peUe selon la grandeur de la surace colorée? Condillac le nie; avec une certaîne lésilation, toutefois. J'ose croire qu'U se trompe et iu il est possible d'étaWir Vopinion eontraipe.

70. Je le demande au philosophe, peut-il y avoir mie eouUmr sans étendue ? Un objet inétenda peut-il ;e peindre dans la réline? Pouvons-nous même oon- «voir une eouleur, abstraction faite de l'étenduef \ien de tout cela n'est possiUe: donc la vision im^

ilique l'étendue.

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