le crois avoir démontré que la prétendue sn
884 UVRft tu — • VBÈ SENSATIONS.
périorité du tact ne repose sur rien, et que l'opinion qui dérigne ce sens comme la base de noo connais^ sances relativement aux objets extérieurs, comme la pierre de touche de la certitude des sensations transmises par les autres organes^ est une erreur. Sons lui nous pouvons acquérir la certitude de l'existence des corps ; nous acquérons sans lui Tidée de la surface et du volume; sans lui nous connaissons le mouvement ; sans lui nous parvenons à distinguer si le mouvement appartient à Tol^et ou à ToFgane qui re« çoit rimpression. La théorie des sensations précé- | demment exposée, les conséquences qu'il est possible de tirer des rapports de dépendance ou d'indépendance que les phénomènes sensibles ont entre eux et avec notre volonté, enfin, tout ce que nous venons d'établir se peut appliquer à la vue aussi bien qu'au toucher.
91. Voici comme une sorte de résumé de la doctrine que nous venons d'exposer :
i** Nous distinguons le sommeil de la veille, même
eu faisant abstraction de Tobjectivité des sensations ;
2« Nous distinguons deux ordres de phénomènes de sensation interne et externe, abstraction faite pareillement de Tobjectivité ;
3** Les sens nous donnent la certitude de l'existence des corps;
4"* Les sensations n'ont point, extérieurement, de type qui les représente , à Texception de V étendue et du mouvement;
CH^IT. XVI. — HYPOTHÈSE D'uN SIXIÈME SENS. âSli»
5® Le lact n'a point le privilège d'ôlre la pierre de touche de la certitude ;
6. Les sens nous apprennent qu'il existe des êtres externes, c'est-à-dire des êtres placés hors de nous ; que ces êtres sont étendus, soumis à des lois nécessaires, et que ces êtres produisent sur nous des effets nommés sensations. Us ne nous peuvent apprendre autre chose.