GHÀP. XV. — MOYENS DB P£AGB?OIR LA VÉRITÉ
Il est évident que ce point d'appui doit exister, liorsqu'on nous demande le pourquoi d'une eonviolion, nous ne pouvons reculer à l'infini. Le fait, la proposition, le point d'arrêt auquel nous sommes forcés de nous tenir, voilà la vérité première, le fondement de la certitude.
445. En partant d'un assentiment donné , peutêtre serons-nous amenés à reconnaître des principes divers , indépendants les uns des autres. Dam ce cas , le point d'appui de nos connaissances ne serait pas un, il serait multiple.
Qu'il soit possible de ramener toute science à un principe unique, on Taflirme; mus le prottve-t*onf Puisque l'homme ne trouve pas en lui-même la source de toute vérité (nous Tavons établi dans les chapitres précédents), les principes sur lesquels sa science re» pose doivent être empruntés au dehors. Prindpes multiples ci divers peut-être. La questiou présente ne peut être résolue à priorû II faut en appeler à l'ob* servation.
146. Notre esprit atteint la vérité ou du moins l'apparence de la vérité; c*est-iHlire quHl produit des actes que nous nommons percevoir et sentir. La réalité €onrespond«-elte à ces actes? Nous n'avons point à le rechercher maintenant; la question qui nous occupe se trouve portée sur un terrain où les sceptiques eux-mêmes nous peuvent suivre. Ceux-ci, d'ailleurs, ne rejettent pas la perception et la sensa* tion. S'ils nient la réalité, ils admctteal l'apparence.