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Ce n'est pas seulement aux premiers principes

iuleilectuels et moraux, h Tobjectivité des idées et des sensations, au témoignage des hommes, que l'esprit donne un assentiment d'instinct. II existe certaines vérités qui se présentent à l'improviste ; ces vérités demandent un jugement rapide , quelquefois une

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action immédiate; on pourrait les démontrer, mais le temps manque à la démomiralion. Ici encore Tas* sentiment est déterminé par «ne impulsion naturelle.

A cette classe apparUaaueui ies jugements en vertu desquels nous affirmims rimpossibilité d'obtmir du hasard certaius effets déterminés; par exemple, Timpossibiliié de composer le sermon sur la montagne en jetant à l'aventure des caraclèr es d imprimerie sur le sol, d'atteindre, de loin, un but imperceptible, etc., etc. Existe-t-il de eela une raison philosophique ? As** sûrement; mais le vulgaire ne connaît point la théorie des probabilités. C'est une application spontanée, instinctive du principe de causalité, de Topposition naturdie de notre esprit à supposer un effet sans cause, l'ordre sans une iutelUgeiice ordonnatrice,

335. Les raisonnements par analogie sont, pour ainsi dire, le tond même de raclivilé humaine. Comment savons-nous qne le soleil se lèvera demain^ Parles lois de la nature. Comment savonMious que ces lois auront une durée )f U nous faut, à la fin, recourir à l'analogie. Le soleil se lèvera demain, parce qu'il s'est levé aujourd'hui, qu'il s'est levé hier, qu'il en a toujours été de même ; et comment savons-nous que le printemps amènera les fleurs etrautomnc les fruits? U en a été amsi dans les amiées précédentes. Les raisons que l'on peut donner en faveur de l'analogie, raisons que l'on étabht sur la constance des lois naturelles, sur le rapport de certaines causes physiques avec des effets déterminés, sont ignorées du coummn des hommes; mais l'assentiment est nécessaire an

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commun des hommes ou plutôt à tous les houunes ;

cl cet assentiment existe.

ââ6. Les diverses espèces d'assauUment que je Tiens d'énumérer se peuvent nommeret se noininGiu en e£tet sens commun, excepté peut-être celui qu'en* traîne l'évidence immédiate. Voici la cause de Texcep* tioQ : si dans révideuce immédiate il ne peut y avoir démonstration^ il y a du moins vision très daire de l'aitribut dans l'idée du sujet. Mais l'exception est unique* Dans tous les autres cas, l'homme acquiesce par une impulsion naturelle. Que si Ton oppoi>e le doute à sa croyance» il n appelle pas l'attention de son contradicteur sur l'idée, comme il arrive poui- les laits d'évidence immédiate; il demeure interdit, déconcerté. A ses yeux, rohjection n'est pas une erreur, c'est de la folie.

Ex^ple : Dans un monceau de poussière nous jetons un grain de sable, que Ton mêle, au hasard, à la masse commune. Survient un homme qui, pion* géant sa main dans le sable, annonce qu'il va retirer le grain qu'<m vient d'y jeter. Discutere^vous avec lui. Non ; vous direz tout bas ou du regard : cela n'a pas le $enâ commun*

Tout ce que nous voyons, dit un rêveur, n'est rien; le m<mde externe n'existe pas; notre corps même n'est qu'une illusion. Un autre nie l'existence de Paris et de Rome; que répondre. à ces ^trangetés? Rien. Un instinct naturel les repousse. L'esprit tent qu'il y a folie; il n'a pas besoin de se le prouver.

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