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Mais, dira-t-on, la philosophie commence donc

par une affirmation et non par l'examen ? Oui il en est ainsi : vérité féconde qui ferme la porte à bien des soplnsmes et qui va répandre des flots de lumière sur la théorie de la certitude.

Penser, c'est affirmer, n'affirmât-on que le douteraisonner, c'est affirmer l'enchaînement des idées' cest-a-dire le monde logique tout entier. Fichte' qu. certes n'était point un esprit faible, traitant dà point d'appui des connaissances humaines, commence par une affirmation, et il l'avoue avec une franchise qui l'honore. Voici comment il s'exprime a propos de la réflexion dont il fait la base de la philosophie :

« Les règles auxquelles la réflexion se trouve soumise ne sont pas encore démontrées ; on les suppose tacitement admises. A leur origine la plus reculée elles dérivent d'un principe dont la léffùimiié m peut être établie que sous la condition que ces rèaks elles-mêmes soient justes. C'est un cercle, mais un cercle inévitable dont la supposition , une fois reconnue et franchement avouée, nous permet, afin d asseoir le principe le plus élevé, de donner créance a toutes Jes loù de la logique générale. Le chemin où nous allons entrer, avec la réflexion, exige pour point de départ une proposition quelconque, unanimement accordée, sans aucune contradiction. .. (tichte, Boctr. de la science, V partie, § i".)

9. La certitude est pour jious une nécessité heureuse; la nature nous l'impose ; les philosophes euxmêmes ne se peuvent dépouiller de la nature. On

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