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CHAP. IV.— RÉALITÉ DE L'ÉTENDUE

partenant à un être inconnu? La géométrie tout entière repose sur cette distinction. Il est évident que si nous ne connaissions l'essence de l'étendue en la manière susdite, cette science porterait en rair.

29. Donc, sous ce rapport, nous sommes certains que les dimensions existent, que l'étendue e;xiste. L'idée de rétendue est invinciblement liée à celle du monde extérieur, nous ravons déjà dit ; les dimensions du monde extérieur relèvent des mêmes principes que les dimensions conçues par notre intelligence. Sinon, l'idée que nous nous formons du monde extérieur change. Je ne prétends point pour cela qu'un cercle réahsé puisse être la même chose qu'un cerchî géométrique-, mais seulement que le premier doit reproduire le second, et le représenter en proportion qu'il est construit avec une exactitude plus ou moins rigoureuse-, au delà de ce que les instruments les plus délicats et les plus parfaits sont en état d'exécuter, il m'est possible de concevoir, sans sortir de la réaUté, un cercle ou toute autre figure aussi rapprochée que je le voudrai de l'idée géométrique. Un instrument, quelque aigu qu'il soit, ne saurait marquer un point indivisible^ il ne tracera jamais une ligne sans largeur; mais la surface sur laquelle il trace cette ligne ou ce point étant divisible à l'infini, ma pensée peut concevoir, à propos de cette Ugne ou de cette surface, un moment où la réahté se rapprochera infiniment de l'idée géométrique.

30. L'astronomie et toutes les sciences physiques reposent sur cette supposition, que l'étendue réelle est

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