‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 237 sur 607 · DE LA DIVISIBILITÉ INFINIE · texte numérisé non relu

DE LA DIVISIBILITÉ INFINIE

162. Divisibilité de la matière-, tourment de la philosophie. La matière est divisible, puisqu'elle est étendue -, retendue implique des parties. Ces parties elles-mêmes sont ou ne sont pas étendues : et selon que la réponse est affirmative ou négative, il faut admettre une divisibilité nouvelle ou la simplicité de ces parties ; ce qui nous mènerait à reconnaître dans la matière des points inétendus.

On n'évite cette conséquence qu'en admettant la divisibilité infinie-, mais c est éluder la difficulté. Je l'ai dit ailleurs (chap. v), la divisibihté, poussée à l'infini, semble supposer le fait même qu'elle nie. La division implique l'existence des parties, elle ne les crée pas ; un être simple est indivisible-, donc les parties que la division doit fournir préexistent dans le composé divisible à l'infini.

Imaginons que Dieu, dans sa puissance infinie, pousse la division jusqu'à la limite extrême du possible ', la divisibilité s'épuisera-t-elle ? Répondre négativement, c'est mettre des bornes à la toute-puissance-, affirmativement, cest arriver aux parties

simples.

Supposons que Dieu n'accomplisse point cette dl-

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