CHAP. VI.- I/,DÉE GÉOMÉTRIQUE
port que les lignes ont entre elles, en tant q„e pré- -ntes a l'intuition sensible, intuition co.sidé ée
strdS ""''' •"•'^P-'l— t <ie 'oute cire on! stance déterminante qui la circonscrive en des cas
P^dC^f ""'"^- ^^"-^P«-"on ne suppose pas d intermédiaire entre la représentation sen ibie
IT "!^"^^''^^' •-'--> exerçant son activité
perçoit leurs rapports, et cette perception pure e ties-sensible constitue l'idée.
42. Pour rendre plus frappante encore l'explicafon qui précède, prenons une figure qu'il soit m- I-ossib le de se rendre présente par L inïui io .
Tciv"" ^''""' '•'"" ™"''«" '' ^^'^- L'idée de e tte figure est aussi simple que l'idée de triangle :
pourrions 1 exprimer en un seul mot; nous calculons
xacte e f' "' "P^"'^' '''' '' "^-"^ -'i'ude exacte que les rapports et les propriétés du trimgle
b.en quil nous soit impossible de l'imaginer d'un^ «manière distincte ; mêmes éléments dans ce qui sïe a lacté intellectuel; différence, le nombre J.de venu un mmon. Ce dernier nombre de lignes nous ne pouvons, il est vrai, l'imaginer d'un^ 221
>1 suffit a 1 entendement de l'idée ligne, en général çommée avec l'idée un million. Donc^e po ITne a ™i lie Côtés nous fournit les mêmes élémentf ^^ dee du triangle ; or ces éléments sont les matériaux sur lesquels s'exerce l'acte perceptif, éléments const
dérés d'une manière générale et sans autre détermination que la fixité du nombre.
43. L'idée d'un polygone, en général, abstraction faite du nombre de ses côtés, n'offre, comme représentation sensible, rien que de vague et d'indéterminé, à savoir l'idée abstraite, ligne droite, et l'idée d'un espace circonscrit, le tout considéré de la manière la plus générale. L'acte intellectuel perçoit le rapport que ces objets ont entre eux, même dans leur indétermination. Cet acte perceptif est l'idée ; tout ce que Ton fait intervenir ensuite est inutile, et bien plus qu'inutile puisqu'on l'affirme sans fondement.
' 44. On demandera peut-être comment il est possible que l'entendement perçoive ce qui se trouve placé hors de lui; car l'intuition sensible, fonction d'une faculté distincte, est dans ce cas. Pour résoudre la difficulté, je laisserai là les questions débattues dans les écoles sur les puissances de l'âme et leur distinction, me bornant à faire observer que, dans toute hypothèse, il faut admettre une conscience commune de toutes les facultés, soit que l'on considère ces facultés comme réellement distinctes les unes des autres, ou qu'on doive les regarder comme une même faculté exerçant son activité de diverses manières et sur des objets divers. L'âme qui sent, qui pense, qui se souvient et veut, est une; elle a conscience de tous ses actes. Quoi qu'il en soit de la nature de ses facultés actives, c'est elle qui agit, et elle le sait. Il existe donc, dans l'âme, une conscience unique, un centre commun, où toute activité exer-
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cée, toute affection reçue, n'importe l'ordre auquel elles appartiennent, sont intim ment perçues. Maintenant, supposons le cas le plus défavorable à la théorie que j'expose : par exemple, que la faculté à laquelle l'intuition sensible correspond soit distincte de la faculté qui perçoit les rapports des objets offerts par l'intuition sensible ; faudra-t-il conclure que , pour exercer son activité sur les objets présentés par cette intuition, l'entendement ait besoin d'un intermédiaire? Non, sans doute; l'acte de l'entendement pur et l'acte de l'intuition sensible, bien que diflérents, se rencontrent sur un champ commun : la conscience. Là, ils se mettent en contact, l'un présentant les matériaux, l'autre exerçant sur ces matériaux son activité perceptive.