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Selon saint Thomas, les premiers principes

tant spéculatifs que pratiques , nous sont communiqués naturellement : Oporiet igiiur naluraliier nobis esse indila, sicut p^incijna speculahilium.. Ha et principiaoperabiHum, (F«p., q. 79, art. 12.) En un autre endroit, le saint docteur demande si rame connaît les êtres immatériels dans les raisons éternelles (m raiionibus œternis). La lumière intellectuelle qui nous éclaire, dit-il, est une ressemblance communiquée de la lumière incréée dans laquelle sont contenues les raisons éternelles : IpsiLin enim lumen intellectuale, quod est in nobis, nihil est aliud quam quœdam participaia similiiudo luminis increati, in quo continentur rationes œternœ, (F^part., q. 84,

art. 5.)

195. Ainsi les scolastiques reconnaissent qu'il existe en nous autre chose que des connaissances expérimentales-, en cela ils sont d'accord avec les défenseurs des idées innées. Pour les premiers, la lumière intellectuelle est insuffisante , si Ton fait abstraction des formes ou espèces dans lesquelles elle se réfléchit. Pour les seconds, les idées sont enveloppées dans cette même lumière. Les uns distinguent entre la lumière et les couleurs, les autres font sortir les couleurs de la lumière.

196. Cette question, si chaudement agitée dans les écoles, ofl'rirait moins de difficultés si elle était nettement posée. Il s'agirait de spécifier les phénomènes internes auxquels on donne le nom d^idées^ et de définir avec précision le quahficatif inné.

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