CHAP. III. — SUBSTANTIF ET COPULATIF
dans les êtres contingents. Donc Dieu existe ^ le nier, c'est faire de la science une pure illusion. La raison humaine universelle nous a donné une preuve de cette vérité ; la nécessité de la science humaine nous en fournit une autre en même temps (ju'elle con-^ firme la première. (Voy. les quatre chap. xxiu jusqu'au xxvu.)
20. Toute proposition nécessaire dans laquelle on affirme ou nie l'être relatif et non l'être substantif, comme celle-ci , par exemple : a Tous hîs diamètres d'un même cercle sont égaux, » implique une proposition conditionnelle. C'est dire : s'il existe un cercle, tous ses diamètres seront égaux. En effet, s'il n'y a point de cercle, il n'y a point de diamèlre, il n'y a rien. Le néant n'a pas de propriétés^ donc toute afïirmation implique l'existence.
21. Les propositions générales affirment l'enchaînement de deux objets-, remarquons que ce n'est point seulement l'enchaînement de deux idées. Lorsque j'avance que tous les diamètres d'un cercle sont égaux, j'affirme la réahté, non de ma pensée, mais de la chose, abstraction faite de mon entendement, ou môme de mon existence. Mon entendement aperçoit un rapport, un enchaînement entre les objets; il affirme que cet enchaînement ne cessera qu'avec eux, pourvu que les conditions sous lesquelles cet enchaînement est conçu continuent à s'accomplir.