Ainsi, il reste démontré que l'unité est une
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loi de notre entendement; loi fondée sur la naliure même des choses. L'être absolu ne se trouve point dans le composé, mais dans le simple 5 impossible de concevoir l'être relatif, sinon en tant qu'il est soumis à l'unité.
35. La nature de l'esprit; seconde raison de sa tendance à l'unité. Notre esprit est simple et un ; c'est pourquoi il tend à s'assimiler toute chose dans cette unité, dans cette simplicité. Sous l'immeinse variété des phénomènes sensibles, intellectuels et moraux qu'il éprouve, il seiil son unité -, jusque dans la succession, il a le sentiment de sa permanencel'identité du moi lui est attestée par le sens intime avec une certitude irrésistible. Cette unité, cette identité sont aussi certaines, aussi évidentes pour l'enlànt qui commence à sentir la douleur et le plaisir, que pour le philosophe qui médite depuis longtemps sur l'idée du moi et l'unité de la conscience.
Si nous ramenons le multiple à l'unité, c'est en vertu de l'unité, de la simplicité que nous portons en nous. La perception des objets les plus composés s'opère dans une conscience essentiellement une. Eussions-nous le pouvoir d'embrasser dans un seul acte intellectuel la prodigieuse variété des êtres, cet acte serait simple ; autrement le moi ne pourrait dire : je perçois,
36. Nous venons d'exposer la double cause pour laquelle notre esprit cherche l'unité. Les objets sont intelligibles en tant que soumis à une certaine unité perceptible, à une forme sous laquelle le multiple
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devient un et le composé simple. L'objet de l'entendement, c'est l'être ; Têtre réside dans le simple. Le composé comprend un ensemble d'éléments simples dans un rapport qui ne devient perceptible que dans une certaine unité.
Impossible de concevoir le sujet intelligent sans l'indivisible unité de la conscience, lien commun des phénomènes multiples et divers dont l'intelligence est le sujet. Que cette unité vienne à manquer, ces phénomènes ne sont plus qu'une agrégation informe et sans rapports ; actes intellectuels sans un être intelligent.
Cette tendance à Tunité tient à la perfection de notre esprit-, elle est une perfection de notre esprit; toutefois gardons^nous de chercher l'unité réelle là où elle ne saurait être que factice. Une erreur funeste, Ferreuf de notre temps, le panthéisme, tient à cette exagération. Notre esprit est un; un l'être infini, cause de tôUS les êtres finis; mais ôii n'en peut dire autant de êet ensemble d'êtres qui forment l'univers, malgré les nombreux liens qui les unissent. Il y â ufîité d'ordre, d^harmonie, uùité d'origine et de fin ; il n'y a point unité absolue. Lé nombre entre dans l'tinité hafmdtiique, et le nombre est incompatible? avec Cette unité absolue que l'on veut établir éû dépit de l'expérience et de la raison.
âHAP. y. — IDÉE DE NOMBftE.