L'idée générale est une sorte de formule. La
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numération rassemble sous un signe plusieurs objets qui s'unissent dans une idée générale j mais ce signe est en même temps revêtu d'un caractère distinctif et propre. Ainsi l'idéç générale convient à tous lea objets particuliers comme attribut; le nombre ne convient à e^ucun en particulier; il ne con lei t qu'à l'ensemble. Pans; l'abstraction, nous percevons un© propriété commune, laissant de côté les propriétés particulières qui nous l'ont fournie j dans la numération, nous percevons la ressemblance, accom* pagnée de la distinction. L'abstraction implique }e résultat de la comparaison, mais non la con^^ paraison. La numération implique une comp^^, raison permanente ou le souvenir de cette comp^l^ raison.
63, yidée du nombre n'a rien de conventionnel ^ le nombre cent était ce qu'il est avec ses propriétés et ses rapports, avant toute convention, avant toute perception humaine. Ce qui est conventionnel, c'est le signe; n existât-il aucune créature intelligente, s'il est des êtres distincts, au nombre de cent, ce nombre existe en réalité. Dans l'auguste mystère de la Trinité, le nombre trois existe de toute éternité d'une nécessité absolue. L'existence de choses dis^ tinctes implique nombre. Quelque distinctes que soient ces choses, elles auront une propriété commune qui se pourra réunir dans une idée générale, l'être; partant, elles réuniront les deui^ conditions nécessaires pour former le nombre.