CHAP. IV. — DÉFINITION DU TEMPS
Le temps s'étend à tout ce qui est successif, corporel ou incorporel.
3. Il suit de là que l'idée de l'espace appartient d'une manière exclusive à l'ordre géométrique auquel il sert de base. L'idée du temps se môle à tout et particulièrement à nos actes.
4. Notre âme, réfléchissant sur elle-même, peut faire abstraction de l'espace et oublier les rapports qu'elle a avec les objets étendus ^ mais elle ne saurait faire abstraction du temps ^ le temps est une partie intégrante des opérations de l'àme.
Cette dernière observation jette un grand jour sur ridée du temps, et nous aide d'une façon merveilleuse à concevoir cette idée. J'ose la recommander à l'attention et au souvenir du lecteur.