CHAPITRE XIL
DIFFICULTÉS SOULEVÉES CONTRE LA POSSIBILITÉ d'UNE ÉTENDUE INFINIE. SOLUTION.
84. La discussion dans laquelle nous allons entrer est ancienne comme la philosophie -, le spectacle grandiose de l'univers, l imagination de rhoinme qui se plaît à créer, par delà tous les mondes, des espaces sans fin, devaient naturellement amenercesi:juestions: l'étendue de l'univers a-l-elle une limite? peut-elle en avoir? est-il possible qu'elle n'en ait point?
Quelques philosophes nient la possibihté d'une étendue infinie. Nous allons examiner les raisons qu'ils font valoir.
85. L'étendue est une propriété des substances finies; or ce qui appartient au fini ne saurait être in-
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fini : comment en effet concevoir qu'un être fini pmsse contenir un infini quel qu'il soit?
Ce raisonnement n'est pas concluant. 11 est vra que la substance étendue est finie, dans ce sens qu elle ne no sèd point l'infini absolu tel qu'on le conçoit dans rre suprême; mais il ne suit point de là qu'elle ne puisse être infinie sous certains points de vue ^ Il faudrait prouver que toutes les propriétés d un être émanent de sa substance. Les figures, dans les corps sont des propriétés accidentelles de ces corps, et toutefois nombre de ces figures n'ont aucun rappoarec la substance-, purs accidents qui apparaisse" ou disparaissent, non par la force mterieure de substance, mais par l'action d'une cause ex ene. Nous voyons l'étendue dans les corps; mais 1 essence des corps nous est inconnue -, partant nous ne saurions dke iusqu à quel point cette propriété se trouve unie Substancl etsilapremière émane de la seconde
so ir du fini, il ne suit point que d'une substance finie ne puisse sortir une certaine propriété infime.
En admettant la propriété infinie, rien ne nous empécberait d'admettre dans la -^sta-e finj^^ce qu serait nécessaire pour que cette propriété y eut sa a "L ; il suffirait de sauvegarder le carac^reel^^^ nue doit avoir toute créature. Lorsqu on dit des être* Ss qu'ils ne sont point infinis, qu'ils ne sauraient