‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 5 sur 607 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

vail. Pour ma part, je crois digne de tout encouragement tout ce qui réveillera parmi nous le goût de la haute philosophie chrétienne, tout ce qui nous fera connaître Balmès de plus près. C'était un grand et généreux esprit : il joignait à l'élévation, à la force, à l'étendue des pensées une admirable rectitude et justesse d'intelligence : ce qui ne se rencontre pas toujours. Je conserverai toute ma vie le souvenir des rapports personnels qu'il voulut bien avoir avec moi; je n'oublierai jamais ce jeune prêtre, si simple et si noble, si calme et si ferme, dont le front découvert et le regard profond révélaient une de ces âmes qui trouvent la sérénité dans la hauteur. Parmi les serviteurs de Dieu qui auront, en ce siècle, laissé dans FÉghse une plus chère et plus glorieuse mémoire, Balmès demeurera, sans contredit, aux premiers rangs. Vous savez combien j'ai gémi amèrement de sa mort si prématurée et si douloureuse. Aussi j'attendais avec impatience, comme une consolation à mes regrets, l'ouvrage dont vous donnez aujourd'hui la traduction au public.

DE MONSEIGNEUR L'ÉVÊQUE D'ORLÉaNS.

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La Philosophie fondamentale, en passant dans notre langue par une plume telle que la vôtre, ne peut avoir rien perdu de la vigueur, de l'exactitude et de la netteté de l'original. Je ne tarderai pas à me procurer le bonheur de cette belle et grave lecture; et, je nven tiens pour sûr à l'avance, elle ne fera que me confirmer dans la conviction où je suis, que la traduction de la Philosophie fondamentale est un éminent service rendu à la saine philosophie et à la religion.

Tout à vous en Notre-Seigneur.

t FÉLIX, évêque d'Orléans.

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