‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 527 sur 607 · Toutefois, il faut dire que cette supposition · texte numérisé non relu

Toutefois, il faut dire que cette supposition

est une impossibilité. Par cela même que l'être intelligent limité réunit en lui l'intelligence et la limitation, il sent la succession de ses perceptions, et partant il éprouve la transition du non être à l'être. D'autre part, comme il sent sa force de combiner les idées, il saisit en soi l'existence de la causalité, l'existence d'une force qui produit ses réflexions.

52. L'exercice de notre volonté, tant dans les actes internes que dans les actes externes, manifeste pareillement le rapport de dépendance, rapport que viennent confirmer les impressions que nous recevons indépendamment de notre volonté ou malgré notre volonté. Supprimez cette expérience, nour verrons la succession des phénomènes , mais nous ne connaîtrons point les rapports de causalité qui les unissent. Il est évident que l'inclination qui nous pousse à signaler pour cause d'un phénomène , un fait antérieur à ce phénomène , suppose Fidée de cause et la connaissance de l'enchaînement et de la dépendance des phénomènes dans le rapport de causes et d'effets.

53. Selon certains philosophes, l'homme n'a nulle idée de la création, d'où, sans le vouloir, ils arrivent à cette conclusion, qu'il n'a point l'idée de cause. Le mot création exprime l'acte par lequel une substance passe du non être à l'être, en vertu de l'action productrice d'une autre substance. J'ose affirmer que c'est là l'idée de causalité à sa plus grande puissance 5 à savoir l'idée de cause appliquée à la production de la substance. Donc nous avons l'idée de cause ; donc

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