CHAP. X. — CAUSALITÉ SECONDAIRE
Il faut observer avec soin que la proposition ne dit pas : si A existe B doit exister, mais seulement que l'existence de A rend possible l'existence d(i B. Si A étant posé B était pareillement posé, la cause serait nécessaire-, mais si A étant posé, il n'y a de posé que ce qui suffit pour l'existence de B, la caïuse reste libre ^ l'on n'affirme point l'existence, mais la possibilité de l'existence de B.
108. Apphquons cette doctrine à la cause première. Si le monde existe , Dieu existe. Proposition vraie d'une manière absolue. Si Dieu existe, le monde existe, proposition fausse \ car Dieu peut être, et le monde n'exister pas. Si Dieu existe , le monde peut exister, c'est-à-dire : l'existence de Dieu suffit pour rendre possible l'existence du montle ; cette proposition est vraie, parce que la possibilité des êtres finis relève de l'être infini, lequel a le pouvoir de leur donner l'existence, s'il le veut ainsi, en vertu de sa volonté libre.