‹ Philosophie fondamentale [microform]Chapitre 538 sur 607 · Nous avons déjà vu que l'idée pure de causa · texte numérisé non relu

Nous avons déjà vu que l'idée pure de causa

lité absolue se résume dans la perception de trois conditions : nécessité de l'existence d' un être à Texistence d'un autre, suffisance du premier à T existence du second ^ enfin (lorsque la cause est libre) acte de volonté nécessaire à la réalisation de l'effet. Ces trois conditions se trouvent pleinement et d'une manière absolue dans la cause première -, rien ne peut exister si Dieu n'existe pas-, l'existence de Dieu unie à la volonté de créer, volonté libre , suffisent à l'existence d'un objet quelconque. Il est évident que la causalité ne se peut entendre de la même manière dans les choses secondes^ il ne peut être vrai d'aucune d'elles que son existence soit absolument nécessaire à celle d'un autre effet , parce que Dieu pourrait avoir produit cet effet au moyen d'un autre agent secondaire ou immédiatement par lui-même; on ne peut dire que son existence seule suffira à l'existence de l'effet, puisque tout ce qui existe présuppose et exige l'existence de la cause première.

111. Ainsi donc, l'idée de causalité appliquée à Dieu diffère essentiellement de la même idée appliquée aux causes secondes : il aurait fallu s'en souvenir et ne traiter des causes secondes qu'après avoir rigoureusement défini le sens du mot cmise. Il est certain que le rapport de l'effet avec la cause est un rapport de dépendance -, mais nous avons déjà vu que ces mots dépendance, enchaînement, condition, etc., s'appliquent et se peuvent appliquer en des sens trèsdifférents ^ si leur signification n'est fixée avec netteté et précision, ces questions deviennent insolubles.

Page 1